Et voilà ce quon appelle un Dimanche !!!
Je sais que ça peut paraître bizarre, mais bon, ça fait pas de mal de partager ça aussi ;).
Demain je présenterai ce rapport aux profs, dites moi vous ce que vous en pensez !
Bilan de 2 mois en gynéco, mais très à la soft J.
"La gynécologie obstétrique est lun des modules principaux dans la formation du médecin généraliste. Dans ce sens, un stage de 9 semaines dans une maternité hospitalo-universitaire est un passage obligatoire pour tout étudiant en 6ème de médecine.
Après deux mois en chirurgie viscérale, un mois en traumatologie, un mois en réanimation chirurgicale et deux mois en pédiatrie, nous avons été affectés le 22 Mars 2005 à la maternité des orangers.
Nombreuses ont été nos interrogations à propos du service, nous navons pas hésité à demander des renseignements auprès des groupes qui nous ont précédé, et leurs réponses ne faisaient quaugmenter à chaque fois nos appréhensions
Les avis se partageaient, et entre ceux qui disaient que cétait un stage stressant et infernal, ceux qui le défendaient en tant que stage formateur, se plaçait une minorité détudiants qui exprimait totale satisfaction.
Influencés par les préjugés, quatre externes ont préféré invalider leur stage dès le départ et ne se sont même pas présentés.
Vint donc le jour où nous devions commencer nos 9 semaines
les échos recueillis ont bien insisté sur le staff du matin, tout le groupe était présent à 8h15 dans la salle de cours.
Regards méfiants, angoissés
ambiance tendue, silence morbide, tel était notre premier contact avec la Maternité.
Premier staff, premières constations
ils ne nous a fallu que quelques minutes pour comprendre que le mot dordre général était : LA RIGUEUR.
Tous les protocoles étaient définis, il faut juste appliquer rigoureusement les règles.
La discussion était très enrichissante, toutes les décisions prises sont argumentées, expliquées, disséquées
nous avons compris quon était dans un service très différent des autres, où lanarchie navait pas de place.
Après le staff, Pr Chraibi nous a rapidement souhaité la bienvenue au service, avant de nous confier à Pr Elbarnoussi, responsable du groupe.
On sentait quaucun de ces pas nétait improvisé, même laccueil des 6ème année était codifié.
Le discours de la responsable du groupe était ferme. Comme Pr Chraibi, elle a insisté sur le fait de devoir se consacrer entièrement à la gynécologie obstétrique durant les 9 semaines à passer dans la maternité, ainsi que de devoir se plier aux règles de cet établissement. Objectifs et règles du stage ont été listés.
Nos regards exprimaient la même angoisse, on aurait dit un régime militaire.
Les objectifs du stage correspondaient à nos attentes, on saccordait sur les notions théoriques et les gestes pratiques à acquérir pour être de bons généralistes en matière de gynécologie obstétrique.
Les objectifs comportaient deux volets principaux, lun théorique, lautre pratique.
Dune part, nous devions maîtriser lanatomie, et la physiologie en rapport avec la gynécologie obstétrique, savoir diagnostiquer et prendre en charge un certain nombre de pathologies gynécologiques et obstétricales.
Dautre part, nous avions une panoplie de gestes pratiques à effectuer.
Latteinte de ces objectifs ne pouvait se concevoir sans un effort personnel, pour savoir sintégrer dans le groupe et montrer son intérêt ; mais aussi sans le soutien des résidents pour nous pousser à briser la glace et dompter le stress.
Le déroulement du stage a subi un rythme crescendo, lors des premières semaines, on se limitait à observer, pour comprendre et se mettre progressivement dans le bain. La tâche na pas été facile, les résidents et les profs naffichaient guère un air sympathique pour nous rassurer, bien au contraire, on nous critiquait systématiquement sur tout ce quon faisait ; ce qui a peut être fait fuir six autres externes du groupe.
La maternité compte 2 services, un de gynécologie, et un autre dobstétrique. Nous avons passé un mois dans chacun pour cerner les deux disciplines et être au courant des conduites à tenir appliquées
Du 22/03 au 25/04, jétais en gynécologie. Les activités étaient comme suit :
- Bloc opératoire : notre rôle consistait à assister aux interventions chirurgicales des malades hospitalisées au service, ensuite nous devions assurer la surveillance post opératoire des patientes durant les deux heures qui suivaient lacte opératoire.
- Visites au service : pour la plupart, elles étaient techniques. Nous étions donc obligés de connaître les malades pour pouvoir suivre le rythme. Les pathologies variaient entre tumeurs du sein, fibromes, kystes ovariens
etc.
- Consultation externe : au début, on nous ignorait complètement, mais petit à petit, nous avons commencé à examiner les malades, proposer des diagnostic et des conduites thérapeutiques.
- Staff chirurgical : tous les jeudis, pour faire le programme opératoire de la semaine.
Du 26/04 au 25/05, jétais affectée en obstétrique, les activités étaient comme suit :
- Planification familiale : service où nous avons appris à prescrire les différentes méthodes contraceptives en fonction de chaque cas. Notre activité était beaucoup plus pratique que théorique.
- Consultation prénatale : prise en charge des grossesses, surveillance et suivi des femmes enceintes et dépistage des grossesses à risque.
- Visites au service : pour suivre lévolution des malades hospitalisées qui sont pour la plupart des grossesses à haut risque.
Tous les quatre jours, un binôme devait assurer la garde dans la salle daccouchement. Des gardes de 24 heures ; sans récupération le lendemain. Au début, ça nous a paru barbare, mais au fil des jours et garde après garde, nous nous sommes habitués au rythme.
Lors des premières gardes, lambiance était glaciale, et nos contacts avec les résidents se limitaient à ce quon devait faire ; à savoir les surveillances post opératoires des césariennes, des GEU, les surveillances du travail, les activations, les déclenchements
On avait droit à quelques Touchers vaginaux à dilatation complète, sans plus.
Le départ de six externes était un vrai point dinflexion dans lhistoire de notre stage, les encadrants ont réalisé à quel point on était motivés pour rester et travailler, malgré le stress du stage. Ce fut pour eux, une preuve de notre sérieux, chose qui sest vérifiée à travers notre assiduité et travail au niveau des services et lors des gardes.
Semaine après semaine, nos responsabilités semblaient devenir plus importantes, nous sommes arrivés, grâce au soutien des résidents à nous forger une place dans léquipe et nous sentir membre de cette grande famille des Orangers.
La rigueur est devenue notre règle, le sérieux notre devise, et le travail est devenu agréable au sein dune famille, qui comme toutes les familles ne veut que du bien pour ses enfants.
Je me létais toujours dit, un stage où on sintéresse tant aux 6ème année, où on leur consacre du temps, de la documentation, où on leur fait des topos, où on fait tout pour mieux les former, ça ne peut être quun excellent stage.
Les staffs matinaux sont une vraie mine, on y trouve une opulence sans rival. Maints cas y sont discutés, lintérêt des malades prime, et la prise en charge codifiée de la mère et du nouveau né est incomparable. Le fait dy assister régulièrement nous a permis dapprendre énormément de choses, et rien que pour ces séances de discussion où lon haussait le ton des fois, je pense que tous les externes qui sont passés dans le service vous seraient toujours reconnaissants.
Jétais particulièrement touchée par le fait que Pr Elbarnoussi ait corrigé les résumés quelle nous a demandé de faire, quelle se soit impliquée pour nous faire travailler, exposer des topos sur des thèmes très importants, à savoir la pré éclampsie et la césarienne.
Cet esprit, on ne le retrouve pas dans tous les stages.
Les topos faits par le profs était également très intéressants, car basés sur linteractivité. Ces différents thèmes nous ont permis de revoir un peu notre cours, et mettre le point sur les éléments essentiels.
Une autre occasion pour discuter de cas intéressants, était les petites mises au point après le staff, mais qui malheureusement nont pas été très nombreuses. Seuls un cas dutérus cicatriciel avec Pr Elbarnoussi, et deux cas déclampsie avec Pr Bezad ont été discutés durant toute la période du stage.
En terme de résultats : je dirai objectifs atteints à 100%. La formation est excellente, lencadrement est sans faille au sein de la maternité. Jestime que tout externe de 6ème année qui se soucie de sa formation, ne pourra que trouver sa satisfaction au sein de ce stage.
Rares sont les services qui prêtent attention à la formation des externes, le fait davoir préparé un carnet de stage, un programme de formation, est une chose qui marque, et quon ne retrouve pas dans tous les services.
Ce stage ma permis dapprendre énormément en matières de gynécologie obstétrique, et jespère pouvoir être une fidèle ambassadrice de la formation dans la périphérie.
Quoique je dise, je ne saurai remercier léquipe
Merci."