Nous sommes séquestrés à l’intérieur de l’université, toutes les portes sont fermées et personne ne peut
sortir ! Le son des bombes et des tirs à feu est à deux rues de là où on est et vous savez quoi, je n’arrive toujours pas à réaliser que je suis au Liban !!
La vie à l’université a repris son cours normal ce matin, bien que plus de la moitié des étudiants n’aient pas pu venir en cours ! Vers 16h, tous les yeux étaient figés pour écouter le
discours du leader du Hizbollah, ses propos ont déclenché plus de violence et notre cours fut interrompu par les tirs à feu qu’on écoutait à proximité de notre faculté.
De retour à la cité, nous avons décidé d’aller acheter quelques boites de conserve et du pain au cas où la situation s’aggraverait ! Tous les supermarchés du quartier étaient fermés et les
rues étaient presque toutes désertes. Heureusement qu’une petite épicerie était ouverte, elle était pleine à craquer et devinez quoi : les prix
ont doublé !
La panique dans la rue est très stressante, le regard des gens, les appels téléphoniques incessants, les portes de l’université fermées si tôt et puis surtout les tensions politiques, tout ça est
très inquiétant !
L’aéroport est toujours fermé, la route vers Damas est fermée. Quelques collègues koweitiens seront évacués demain par leur ambassade via la route d’Alep. L’université a mis à notre disposition
un numéro de téléphone et nous a envoyé de strictes recommandations : nous sommes tenus de rester à l’université et de ne pas sortir !
Je suis dans ma chambre en ce moment, l’ambiance est très tendue, tout le monde regarde les news et s’attend au pire, j’entends encore le son des tirs, les hélicoptères survolent le ciel de
Beyrouth…
L’épisode ne semble pas encore fini…On verra ce qui va se passer.
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