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23 mai 2005 1 23 /05 /mai /2005 00:00

Et voilà ce qu’on appelle un Dimanche !!!

Je sais que ça peut paraître bizarre, mais bon, ça fait pas de mal de partager ça aussi ;).

Demain je présenterai ce rapport aux profs, dites moi vous ce que vous en pensez !

Bilan de 2 mois en gynéco, mais très à la soft J.

 

 

                    "La gynécologie obstétrique est l’un des modules principaux dans la formation du médecin généraliste. Dans ce sens, un stage de 9 semaines dans une maternité hospitalo-universitaire est un passage obligatoire pour tout étudiant en 6ème de médecine.

Après deux mois en chirurgie viscérale, un mois en traumatologie, un mois en réanimation chirurgicale et deux mois en pédiatrie, nous avons été affectés le 22 Mars 2005 à la maternité des orangers.

Nombreuses ont été nos interrogations à propos du service, nous n’avons pas hésité à demander des renseignements auprès des groupes qui nous ont précédé, et leurs réponses ne faisaient qu’augmenter à chaque fois nos appréhensions…

Les avis se partageaient, et  entre ceux qui disaient que c’était un stage stressant et infernal, ceux qui le défendaient en tant que stage formateur, se plaçait une minorité d’étudiants qui exprimait totale satisfaction.

Influencés par les préjugés, quatre externes ont préféré invalider leur stage dès le départ et ne se sont même pas présentés.

Vint donc le jour où nous devions commencer nos 9 semaines… les échos recueillis ont bien insisté sur  le staff du matin, tout le groupe était présent à 8h15 dans la salle de cours.

Regards méfiants, angoissés… ambiance tendue, silence morbide, tel était notre premier contact avec la Maternité.

 

                              Premier staff, premières constations… ils ne nous a fallu que quelques minutes pour comprendre que le mot d’ordre général était : LA RIGUEUR.

Tous les protocoles étaient définis, il faut juste appliquer ‘rigoureusement’ les règles.

La discussion était très enrichissante, toutes les décisions prises sont argumentées, expliquées, disséquées…nous avons compris qu’on était dans un service très différent des autres, où l’anarchie n’avait pas de place.

Après le staff, Pr Chraibi nous a rapidement souhaité la bienvenue au service, avant de nous confier à Pr Elbarnoussi, responsable du groupe.

On sentait qu’aucun de ces pas n’était improvisé, même l’accueil des 6ème année était codifié.

Le discours de la responsable du groupe était ferme. Comme Pr Chraibi, elle a  insisté sur le fait de devoir se consacrer entièrement à la gynécologie obstétrique durant les 9 semaines à passer dans la maternité, ainsi que de devoir se plier aux règles de cet établissement.   Objectifs et règles du stage ont été listés.

Nos regards exprimaient la même angoisse, on aurait dit un régime militaire. 

 

                               Les objectifs du stage correspondaient à nos attentes, on s’accordait sur les notions théoriques et les gestes pratiques à acquérir pour être de bons généralistes en matière de gynécologie obstétrique.

Les objectifs comportaient deux volets principaux, l’un théorique, l’autre pratique.

D’une part, nous devions maîtriser l’anatomie, et la physiologie en rapport avec la gynécologie obstétrique, savoir diagnostiquer et prendre en charge un certain nombre de pathologies gynécologiques et obstétricales.

D’autre part, nous avions une panoplie de gestes pratiques à effectuer.

L’atteinte de ces objectifs ne pouvait se concevoir sans un effort personnel, pour savoir s’intégrer dans le groupe  et montrer son intérêt ; mais aussi sans le soutien des résidents pour nous pousser à briser la glace et dompter le stress.

 

                            Le déroulement du stage a subi un rythme crescendo, lors des premières semaines, on se limitait à observer, pour comprendre et se mettre progressivement dans le bain. La tâche n’a pas été facile, les résidents et les profs n’affichaient guère un air sympathique pour nous rassurer, bien au contraire, on nous critiquait systématiquement sur tout ce qu’on faisait ; ce qui a peut être fait fuir six autres externes du groupe.

 La maternité compte 2 services, un de gynécologie, et un autre d’obstétrique. Nous avons passé un mois dans chacun pour cerner les deux disciplines et être au courant des conduites à tenir appliquées

 

Du 22/03 au 25/04, j’étais en gynécologie. Les activités étaient comme suit :

-         Bloc opératoire : notre rôle consistait à assister aux interventions chirurgicales des malades hospitalisées au service,  ensuite nous devions assurer la surveillance post opératoire des patientes durant les deux heures qui suivaient l’acte opératoire.

-         Visites au service : pour la plupart, elles étaient techniques. Nous étions donc obligés de connaître les malades pour pouvoir suivre le rythme. Les pathologies variaient entre tumeurs du sein, fibromes, kystes ovariens…etc.

-         Consultation externe : au début, on nous ignorait complètement, mais petit à petit, nous avons commencé à examiner les malades, proposer des diagnostic et des conduites thérapeutiques.

-         Staff chirurgical : tous les jeudis, pour faire le programme opératoire de la semaine.

 

  Du 26/04 au 25/05, j’étais affectée en obstétrique, les activités étaient comme suit :

-         Planification familiale : service où nous avons appris à prescrire les différentes méthodes contraceptives en fonction de chaque cas. Notre activité était beaucoup plus pratique que théorique.

-         Consultation prénatale : prise en charge des grossesses, surveillance et suivi des femmes enceintes et dépistage des grossesses à risque.

-         Visites au service : pour suivre l’évolution des malades hospitalisées qui sont pour la plupart des grossesses à haut risque.

 

Tous les quatre jours, un binôme devait assurer la garde dans la salle d’accouchement. Des gardes de 24 heures ; sans récupération le lendemain. Au début, ça nous a paru barbare, mais au fil des jours et garde après garde, nous nous sommes habitués au rythme.

Lors des premières gardes, l’ambiance était glaciale, et nos contacts avec les résidents se limitaient à ce qu’on devait faire ; à savoir les surveillances post opératoires des césariennes, des GEU, les surveillances du travail, les activations, les déclenchements…

On avait droit à quelques Touchers vaginaux à dilatation complète, sans plus.

 

 

                     Le départ de six externes était un vrai point d’inflexion dans l’histoire de notre stage, les encadrants ont réalisé  à quel point on était  motivés pour rester et travailler, malgré le stress du stage. Ce fut pour eux, une preuve de notre sérieux, chose qui s’est vérifiée à travers notre assiduité et travail au niveau des services et lors des gardes.

Semaine après semaine, nos responsabilités semblaient devenir plus importantes, nous sommes arrivés, grâce au soutien des résidents à nous forger une place dans l’équipe et nous sentir membre de cette grande famille des Orangers.

La rigueur est devenue notre règle, le sérieux notre devise, et le travail est devenu agréable au sein d’une famille, qui comme toutes les familles ne veut que du bien pour ses enfants.

Je me l’étais toujours dit, un stage où on s’intéresse tant aux 6ème année, où on leur consacre du temps, de la documentation, où on leur fait des topos, où on fait tout pour mieux les former, ça ne peut être qu’un excellent stage.

 

                          Les staffs matinaux sont une vraie mine, on y trouve une opulence sans rival. Maints cas y sont discutés, l’intérêt des malades prime, et la prise en charge codifiée de la mère et du nouveau né est incomparable. Le fait d’y assister régulièrement nous a  permis d’apprendre énormément de choses, et rien que pour ces séances de discussion où l’on haussait le ton des fois, je pense que tous les externes qui sont passés dans le service vous seraient  toujours reconnaissants.

J’étais particulièrement touchée par le fait que Pr Elbarnoussi ait corrigé les résumés qu’elle  nous a demandé de faire, qu’elle se soit impliquée pour nous faire travailler, exposer des topos sur des thèmes très importants, à savoir la pré éclampsie et la césarienne.

Cet esprit, on ne le retrouve pas dans tous les stages.

Les topos faits par le profs était également très intéressants, car basés sur l’interactivité. Ces différents thèmes nous ont permis de revoir un peu notre cours, et mettre le point sur les éléments essentiels.

Une autre occasion pour discuter de cas intéressants, était les petites mises au point après le staff, mais qui malheureusement n’ont pas été très nombreuses. Seuls un cas d’utérus cicatriciel avec Pr Elbarnoussi, et deux cas d’éclampsie avec Pr Bezad ont été discutés durant toute la période du stage.

 

 

                         En terme de résultats : je dirai objectifs atteints à 100%. La formation est excellente, l’encadrement est sans faille au sein de la maternité. J’estime que tout externe de 6ème année qui se soucie de sa formation, ne pourra que trouver sa satisfaction au sein de ce stage.

Rares sont les services qui prêtent attention à la formation des externes, le fait d’avoir préparé un carnet de stage, un programme de formation, est une chose qui marque, et qu’on ne retrouve pas dans tous les services.

Ce stage m’a permis d’apprendre énormément en matières de gynécologie obstétrique, et j’espère pouvoir être une fidèle ambassadrice de la formation dans la périphérie.

Quoique je dise, je ne saurai remercier l’équipe…Merci."

 

 

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