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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 21:34

Aujourd’hui j’ai eu ma première engueulade officielle à 7allouf land !
Patience patience ! ça fait quatre semaines que je fais de mon mieux pour garder mon sang froid avec les malades, mais aujourd’hui j’ai craqué !!
En Images :
Je débarque au centre, et comme d’hab, une poignée de malades est déjà là.
J’ouvre mon bureau, je m’installe et j’accueille la première consultante.
Elle s’assoit et commence à parler de sa maladie. Bilan : ça fait quelques jours qu’elle croit avoir une angine, elle a acheté pleins de médicaments et ça n’a rien donné, elle veut que je lui prescrive «  Echouka » un médicament injectable !
Je l’ai examiné et je lui ai prescrit un traitement par voie orale, qui à mon sens était le plus adapté. C’est une malade qui a en plus les moyens de s’acheter le traitement !
Là quand je lui ai tendu l’ordonnance et j’ai commencé à expliquer, elle s’est déchaînée !!!  « Je veux des injections, c’est moi qui sais de quoi j’ai besoin, toi tu ne comprends rien, je me connais très bien, alors écris moi ce que je veux !!! »
Un, deux, trois…Je compte jusqu’à 10 !!! Inspiration profonde, expiration profonde !
« Mme, je vous ai prescrit le traitement qu’il faut pour votre cas »
« Toi tu ne sais rien, tu ne comprends rien, on t’a juste mis là pour foutre le bordel, tu ne sais rien du tout » tout en criant haut et fort, de façon à ce que tous les habitants de 7allouf land puissent l’écouter.
« Mme, j’ai dit ce que j’ai à dire. Si vous voulez acheter le traitement c’est bon, sinon, vous êtes libre, j’ai pas fait 7 ans d’études, 36 000 nuits blanches pour quelqu’un vienne me dicter ce que je dois faire »
« Moi je sais ce qui me convient, d’ailleurs, les diabétiques, y’en a ceux qui prennent des comprimés et ceux qui ont des injections, alors c’est pareil pour moi, à chacun ce qui lui convient, chacun son sang !!! « Koulla ou demmou » »
Mon sang bouillonnait déjà, je me sentais au bout de ma zen attitude ; je me suis levée, j’ai ouvert la porte et j’ai demandé au 2ème malade de rentrer.
Elle a donc étendu le show au hall du centre, pour que tous les présents puissent profiter de la scène, elle m’a traitée de tous les noms et elle est partie.
Quelques minutes après, le major du centre de santé vient me voir.
« Dr, une malade est venue me voir, prescrivez lui ce qu’elle veut, rah je la connais »
J’allais me jeter par la fenêtre, je lui ai dit : « Mr, selon les dernières recommandations et les derniers consensus, le traitement que j’ai prescrit à la dame est le mieux adapté à son cas, et puis, je ne négocie pas mes ordonnances, j’ai dit mon mot, et vous avez pas à intervenir »
Je suis lamentablement déçue, de voir quelqu’un du personnel venir me demander de changer mon ordonnance pour faire plaisir à une malade, qui non seulement ne sait pas ce qui lui convient, mais en plus, a été plus qu’insolente à mon égard !!!
Très prometteur le travail à 7allouf Land ! et très agréable est l’ambiance. Les malades sont obstinés, viennent avec des traitements en tête ! « ma voisine a pris ce médicament, je veux le même », «  le médecin tel m’a prescrit ces comprimés, je veux les reprendre » «  j’ai mal aux yeux, je veux la pommade qu’on donne ici » «  on m’a dit que vous avez un sirop efficace, je veux l’essayer » à quoi bon alors se casser la tête à potasser tous les cours de médecine, si on n’a même pas droit au respect pour toutes ces années d’études !!!!
A suivre, CCV'

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 01:31

Rabat célèbre la douzième édition de son festival. Loin du tapage médiatique dont a bénéficié le festival de Casa, la capitale affiche timidement quelques banderoles pour inviter les Rbatis à venir savourer leur festival annuel.
Mais l’édition de cette année est bien particulière. Les responsables ont décidé d’annuler un grand nombre de spectacles et de soirées musicales pour exprimer leur solidarité avec le peuple Libanais.
Noble initiative. Le Liban se fane jour après jour, et la carte géographique du monde subit de sérieux changements. Le monde compte désormais plus d’orphelins, plus de veuves, plus d’handicapés et moins de musulmans, et comme c’est tout récent, faut bien compatir…
Les sit-in, les marches, les manifestations, et là le festival qui annule son programme, tout le monde dénonce le massacre, et le regard du monde se tourne vers le moyen orient pour défendre la cause des Libanais.
Tant que c’est à la mode, tout le monde s’y met, politiciens, responsables, militants, journalistes, avocats, leaders, étudiants, bloggeurs…chacun a un mot à dire, chacun exprime sa colère à sa manière, chacun compatit à sa façon !
Nous sommes encore sous le choc, on ne réalise toujours pas que le Liban qui commençait à panser ses plaies puisse être de nouveau victime de cette injustice israélo-américaine.
Oui mais jusqu’à quand allons nous compatir ?
Moi je sais !
Maintenant que les Libanais meurent par dizaine, ça nous révolte, alors que depuis des années les palestiniens, les iraquiens et les afghans subissent tous les jours une injustice sans égal… Au début ça nous choquait, mais plus maintenant…
Je me rappelle que les nuits interminables des bombardements sur la capitale iraquienne étaient au cœur des discussions, les gens suivaient en direct ce qui se passait en Iraq, mais quand ça dure, on s’y habitue et on finit par se lasser…
On blâme même les palestiniens pour leur passivité, les Iraquiens pour leur naïveté, et les Libanais ? On les blâmera pour quoi demain ?
Marre de cette hypocrisie, marre de faire de la compassion un phénomène de mode qui surgit avec les nouvelles attaques et s’estompe dès que l’injustice dure dans le temps…
C'est triste...

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 10:25

J’ai enfin trouvé une solution aux queues interminables aux guichets de gares, bien que je n’aie toujours pas compris pourquoi je tombais systématiquement sur des guichets à problèmes !!! J’ai croisé tous les employés de l’ONCF qui veulent des réductions, j’ai dû attendre tous les fonctionnaires en mission qui tenaient à régler leurs « réquisitions » alors que mon train attendait sur le quai !  Fini ces scènes ridicules de moi courant et bousculant les passagers de Casa pour ne pas rater mon train !!
Parce que Kénitra, et avant d’arriver à 7allouf Land, commence d’abord par la gare, le train, la navette…et les navets ;-)
Je fais maintenant partie des passagers à carte !
Le trajet de l’aller est toujours une occasion pour voir défiler toutes les appréhensions de la journée. Comment devrais je me comporter ? Et si jamais un malade m’agresse ? Et si jamais quelqu’un m’attaque ? Bref, des interrogations à ne pas en finir…J’avoue que les premiers jours étaient vraiment durs.
Je ne savais pas à quelle population j’avais affaire, y’a des choses qu’on n’apprend pas dans les bouquins. Aucun cours de médecine n’explique comment répondre à une insolence, et pourtant c’est pas ce qui manque.
On a tendance à voir le malade en position de faiblesse, une personne qui souffre et qui cherche à se faire soigner. Mais ce profil ne correspond pas à celui de tous les malades…
Certains rentrent pour avoir un cachet sur le traitement qu’ils veulent, «  je veux le médicament tel, jarti jerbatou et elle s’est améliorée » tu as beau leur expliquer que le traitement doit être adapté en fonction de chaque malade, tu as beau leur demander plus d’explications sur leur maladie, RIEN ! y’a en une qui a même refusé que je l’examine, pour elle, elle savait très bien ce qu’elle a, et je n’avais pas besoin de l’examiner pour lui prescrire le traitement, suffisait de copier coller le médicament de la page d’avant, il réglera le problème !!! Quand j’ai exigé à ce qu’elle soit examinée avant toute prescription, elle est sortie en rogne en me traitant de tous les noms, et disant qu’elle ira acheter le médicament qu’elle veut de la pharmacie du coin, sans passer par un médecin…
On m’a raconté d’autres histoires du genre, des malades qui sont passés à l’acte dans un moment de « folie » et ont marqué à vie la mémoire de leurs médecins…
Au dispensaire, pas de sécurité. Suffit d’avoir des biceps développés, une fibre agressive et le tour est joué…
Pour l’instant j’ai eu droit à quelques méchancetés, mais assez soft ! Du manque de respect, de l’insolence, y’a même des malades qui m’ont draguée en plein milieu du dispensaire, mais bon, j’ignore le tout, et j’essaie de faire mon travail correctement.
On dirait que je découvre les malades pour la première fois de ma vie, le fait d’être la seule 7ème année du centre, - vu que l’autre est pistonnée-, de devoir me comporter comme une fonctionnaire, le fait d’avoir un bureau à moi, une clé…tout ça fait de ce stage une expérience unique qui ne cesse de m’apprendre jour après jour…
A suivre…CCV'

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 01:37

Jusqu’à quand ?

 

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Published by Manal - dans Divers
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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 21:53
Ah non je suis toujours là et je compte bien continuer à vous embêter avec mes tribulations hospitalières…
Oui oui, je tiens le coup, je garde le sourire et je profite à fond de cette expérience!Et bien que tous les chauffeurs de taxi qui me conduisent au centre ne manquent pas de me dire : ça fait longtemps que je n’ai pas mis les pieds ici, c’est un quartier très dangereux, -Merci de me rassurer encore-, la femme de l’épisode 1 ne m’a pas défoncée l’autre jour, j’ai su garder mon calme malgré la trouille, et j’ai pu rester ferme bien que j’étais triste de la voir incapable d’acheter son traitement.
Grâce à mon séjour à 7allouf land, j’ai découvert que les prestations offertes au niveau du centre de santé sont GRATUITES ! Euh, la honte, après 7 ans de médecine ! Ben oui, c’est une bonne chose ; on ne paie pas pour voir un médecin généraliste.
Mais le dilemme est celui de la prescription. La scène est la suivante.
Un malade qui s’est réveillé le matin avec un mal quelconque, ou qui traîne une symptomatologie X depuis un bon bout de temps, et qui décide ce beau jour d’aller voir le toubib. Il se présente, prend un numéro et attend son tour. Entre temps, il pense au loyer, au déjeuner de ses enfants, aux demandes de sa femme, à sa mère diabétique, à son père cardiaque. Il pense aussi au boss qui va l’emmerder parce qu’il ne viendra pas aujourd’hui au boulot, ça voudra certainement dire un jour de moins sur le salaire !! Oh mon dieu, comment payer l’épicier, les frais deviennent de plus en plus lourds surtout que la sœur a décidé de s’amener avec ses gosses pour passer les vacances…
Zid a sidi – à vous Monsieur. Il rentre, en face de lui ;
Un médecin, qui traîne derrière lui minimum 7 ans d’études, autrement dit, 7 ans de bourrage de crâne avec toutes les pathologies possibles et imaginables, la physiopathologie, l’épidémiologie, les complications, le pronostic, les formes cliniques, la morbidité, les examens complémentaires et tout le tralala qui suit !!! Et dans la chaleur suffocante, il voit son malade.
Il fait le diagnostic, il prescrit. Et là le malade interrompt systématiquement la rédaction de l’ordonnance en sortant la réplique magique : wach ghadi ye3tiouni dwa hna – est ce qu’on va me donner les médicaments ici ?- parce que sinon, il ne l’achètera pas ; il n’a pas les moyens de s’offrir le luxe de s’acheter un médicament !
On rentre alors dans les considérations du médicament le moins cher, est ce qu’il est efficace ou pas ! Et en rédigeant l’ordonnance on laisse de côté toutes les années d’études pour essayer de résoudre un problème social : QUE FAIRE ?
Pas facile de gérer ! Pas facile aussi d’avoir toutes les connaissances pharmacologiques pour se mettre à rédiger un même médicament parce que c’est le seul que les malades d’un quartier défavorisé peuvent se permettre !!!!
A combien de malades peut-on donner de l’argent pour qu’ils achètent leur traitement ou pour qu’ils fassent une radio urgente ? À un, à deux ! Oui, mais on en voit des tonnes…
Ça me fend le cœur de voir qu’une hypertendue a arrêté son traitement pour donner de quoi manger à ses enfants, ça me tue de rédiger une ordonnance à un SDF sachant pertinemment qu’il va la jeter au coin de la rue… Ce sont des situations que je vis tous les jours, et ce regard abattu par la misère me torture, mais que puis je faire ?
C’est beau de faire de la médecine, oui c’est un métier noble, mais à quoi bon prescrire des médicaments que personne ne va acheter ?
Avec tout ça, il faut savoir garder le sourire…il y’a des gens qui n’ont même accès au médecin…
A suivre, CCV’

Bonus pour les fidèles :
Un monsieur sonne à une porte où il y a marqué +Docteur+.
- Docteur, je viens vous voir, car j'ai très mal au testicule gauche.
- Ah ! Je suis désolé, monsieur, mais je suis docteur en droit.
- Mince ! Je ne savais pas que vous étiez spécialisé à ce point !!!
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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 22:21

J-1 :
Dimanche, l’Italie me régale…Je passe la nuit à l’hôpital à papoter et à refaire le monde, à faire un saut de temps en temps aux urgences pour aider l’équipe de garde qui était plus que débordée…NUIT BLANCHE. Une poignée de futurs médecins réunis pour le foot et pour le foot, repasse ses années d’études et se lamente sur son sort…entre éclats de rires, insouciance, taquinerie et malentendus, un nouveau jour s’est levé…
J 0 :
9h je pointe à la direction de l’hôpital, je demande à voir le surveillant général. Je lui demande gentiment de m’accompagner à mon centre de santé, vu que je ne sais pas où ça se trouve. Il accepte le plus paternellement au monde et nous commençâmes notre périple.
D’après ma note d’affectation, je devais me rendre au centre de Santé « Saknia ».  On a fait le tour de 5 centres avant d’arriver à destination !! Le surveillant est bien Kénitri, et connaît normalement toutes les formations sanitaires de la ville !!! Sur la route, il n’a pas arrêté de me dire que je devais tout faire pour changer de centre, vu que la région est très dangereuse et que le quartier est très risqué, franchement pour me rassurer je ne pouvais pas trouver mieux que lui ;-) ! Je stressais de plus en plus…
9h57 : On arrive à un centre called « Allal quelque chose » ! Euh…apparemment c’est là où ça se passe.
Je débarque en bonne petite fillette, cartable en main, queue de cheval, pommettes rouges, chemise brodée – bon là j’exagère :p-…bref, le surveillant général me présente au staff ! Le personnel est très accueillant, et l’ambiance est très chaude !! Trop de malades qui attendent, les bébés crient, les enfants courent dans tous les sens et le thermomètre vire vers le rouge !
Sueurs, senteurs et sommeil. Je garde un peu de lucidité pour faire la remarque au médecin chef du centre : moi je suis normalement affectée au centre Saknia et vous c’est Allal quelque chose ! il me répond en éclatant de rire ; ce centre est communément appelé : Sbitar el7allouf – l’hôpital du cochon-… j’écarquille mes yeux qui tendaient à s’accoler, et je commence le boulot ; bienvenue à 7allouf land.
Là je m’apprêtais à quitter les lieux, genre je me suis présentée c’est bon pour aujourd’hui. Le médecin chef n’était pas du même avis…Le surveillant général m’a donc laissé, après m’avoir filé son numéro de tél en me disant : au moindre souci tu me bipes, on dirait qu’il tenait absolument à me foutre la trouille !!  À le voir partir, je croyais que j’allais restée à vie dans cet endroit géographiquement indéterminé !! Que le boulot commence.
10h30, première leçon : comment remplir le registre de consultation.  Y’a le nom du malade, l’âge, l’adresse ; et là je remarque que pour tous les malades c’est un code MM. C’est quoi ?
MM= almintaka almotahara* ; c’est le nom du quartier !! * Zone purifiée.
Là je vous arrête, pour vous inviter à laisser libre cours à vos neurones ! Imaginez un sbitaaaaaaar el7alouf en plein milieu de almintaka almotahara ;-)
11h00: sthéto, blouse, je suis déjà à mes premières ordonnances. Je sentais la fatigue me courber le dos, mais je devais me concentrer pour ne pas gaffer !
Une femme se présente avec son bébé, je l’examine, je fais mon diagnostic, je prescris de l’Augmentin ; autrement dit, un médicament qui coûte plus de 150 Dhs. Prix d’à peu près toutes les amoxicillines protégées au Maroc ! Quelques minutes après, la femme revient révoltée, elle me jette l’ordonnance sur la gueule avec une agressivité sans égal et me dit sur un ton de – tu parles je te défonce- : l’infirmier m’a dit que ce médicament coûte cher, change le moi !!!!! Fond musical : mission impossible. Mon faciès ressemble à celui des mangas, avec leur unique goutte de sueur sur le front…
à suivre…CCV’ ;-)

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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 16:35

Ça me révolte, oui et alors ?
J’ai été victime d’une injustice. Echantillon très représentatif de ce qui se passe dans le secteur de la santé au Maroc. Mon cas n’est pas vraiment très grave, mais ça donne un avant goût sur ce qui va suivre…
En 7ème année de médecine, on passe des stages de 9 semaines dans chacune des grandes disciplines : Médecine, Chirurgie, Pédiatrie, Gynécologie, mais aussi en Santé publique.
La répartition des stages au niveau des dispensaires – étant considérée comme une corvée- a été faite selon un tirage au sort. Nous sommes plus de 50 médecins internes à Kénitra. 30 allaient être affectés aux dispensaires et 20 allaient rester à l’hôpital pour assurer le travail au niveau des services.
Lors du premier tirage au sort effectué en présence de tout le monde, j’étais parmi ceux qui devaient rester à l’hôpital. Deux jours après, on m’informe qu’un deuxième tirage au sort a été réalisé, et que je devrais aller à un dispensaire parce qu’il y’a un manque de personnel là bas.
A noter qu’on était trois à devoir subir ce nouveau changement.
En voulant contacter ma collègue –celle qui est tombée avec moi dans le même dispensaire- elle m’apprend qu’elle va rester à l’hôpital ! Comment ? Elle m’a dit qu’elle a contacté une personne qui connaît le délégué provincial de Kénitra et qu’il lui donné l’accord de rester à l’hôpital, elle et une autre personne qui était sensée être affectée ailleurs ! On se fout de ma gueule alors !!! On me dit qu’on a besoin de personnel, on me vire puis on donne ma place à quelqu’un d’autre parce que soit disant cette personne a un piston !!!
Je décide de protester, bien sûr tout le monde se fout de ma gueule en me disant que ça ne sert à rien ! Je rentre voir le délégué ; il me demande de rédiger une demande pour pouvoir rester à l’hosto. Je rédige la demande. Elle disparaît entre les bureaux de la délégation !!!
Je redemande à voir le délégué, il me dit qu’il n’a pas que ça à faire que de régler nos problèmes et qu’il en marre de voir des gens protester et qu’on doit régler nos problèmes loin de lui !!!! Mon dieu !c’est pas lui qui avait commencé !
Je reviens protester encore une fois, il refuse de me voir ! Et je vous épargne toute la méchanceté que dégage ses secrétaires !!!
J’étais là, pendant 2 semaines, tous les jours à attendre, à riposter, à protester, à refuser de subir cette injustice et pourtant personne n’était là pour m’écouter.
Et là, mes potes me disent avec toute froideur : Bienvenue au Maroc !!!
J’en ai ras le bol d’attendre, ras le bol de voir ce regard de dédain dans les yeux de tous ceux qui travaillent dans cette délégation, parce que je viens réclamer un droit dont on m’a privé !!!
Lundi je pars là où on m’a shooté ! J’irai toute seule, sachant que le taux d’agression là bas est parmi les plus élevé à Kénitra. J’irai toute seule, parce que celle qui devait être avec moi a un piston qui a pu attendrir les responsables et les sensibiliser au danger de la région ! la pauvre ne peut pas risquer sa vie là bas ! Par contre moi ; je dois y aller!
Ce n’est qu’un avant goût, le reste est à venir, on m’a dit qu’il y aura pire…alors affaires à suivre…
Et puis si je me fais charcuter lundi, prenez soin de mon espace…

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 01:19
J’ai un faible pour l’Italie, ça se comprend ;-),mais que le meilleur gagne.
Entre temps, savourons le livre de la jongle avec Gad.

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 00:14

Que ça fait du bien…
Se retrouver encore une fois entre bloggeurs, à parler de blogs et de bloggeurs ! Y’en a ceux qui trouvent ça soûlant, eh ben hier, ils ont raté quelque chose !
Le blog day 2006 était une belle occasion pour se retrouver en famille. Les pratiquants -comme les nomme Rachid- sont venus plus nombreux que l’année dernière. La bonne humeur était au Rendez vous.
Même ceux qu’on n’a jamais vus avant, on avait l’impression de les connaître…
Mes amis non-bloggeurs écarquillaient les yeux chaque fois que je leur apprenais que c’est la première fois que je rencontrais ce bloggeur ou l’autre ! On se racontait tellement de choses, et on se remémorait tellement de souvenirs qu’on nous croirait les potes les plus complices du monde.
Plusieurs interventions intéressantes, parfois même très intéressantes ! ;-), n’est ce pas Mehdi ?
Merci à tout le monde pour cette agréable journée, ce fut un grand plaisir !
Particularités de cette année :
- y’avait pas de porteurs de badges ;-)
- y’avait plus de monde.
- je suis venue avec trois non-bloggeurs pour les convertir ;-), un grand merci à eux pour leur patience et pour leur intérêt ! Hicham, Amine et Jalal, je vous adore.
- on a mangé ensemble, désolée Laroussi et KB, c’est la faute à Taher ;-)
- le grand LARBI était là ! Vraiment une belle surprise.
Voilà voilà, le blog day c’est fini, mais j’espère qu’on va se retrouver très bientôt.
P.S : comme je n’ai pas de fil RSS j’ai dû faire le tour de tous les blogs des présents pour lire leurs comptes rendus ;-), pour faciliter la tâche aux autres, je vous mets les liens vers leurs blogs. Vive la technologie ;-)
Pour ceux qui veulent appliquer les conseils de Taher, faites des trackback ;-)

bye bye blog day 2006, par Hicham Benbrahim.
longue journée, par Bsima
Allah yrham lalwalidine, par shkaff

Blog day 2006, 2ème édition, par Asma
Le blog day 2006 à HEM Casablanca (résumé), par driss
Passage du virtuel au réel : Récit d’un blog day, par Adam
Blog DAY for mi IS a new day, par Karim.
Le 1er vidéo blog ( vlog) en darija, par Zainabi.

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Published by Manal - dans Blogs'bla bla
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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 02:12

Tu as peur !
Parfois la peur du futur nous fait perdre le présent.
A vouloir assurer son bonheur, on passe à côté de choses simples de peur qu’elles nous fassent mal…
Peur injustifiée, absurde.
A vouloir se protéger, on se fait déjà trop mal.
Peur de s’attacher, peur de ne plus gérer ses sentiments, peur de vivre sans l’autre, peur d’être seul, peur de se faire avoir, peur du rejet, peur d’aller jusqu’au bout, peur d’avoir peur…
Pfffffffffffff, comportement humain rationnellement irrationnel !
Tu as décidé de partir aujourd’hui…de peur d’avoir mal demain ! Et si jamais demain ne vient pas ?
Tu as voulu qu’il ne vienne pas…Je me plie.
Demain je me réveillerai, sans toi. Je ne penserai pas à toi. Je ferai comme si tu n’existais pas. Pfffffffff, même pas vrai ! Est il possible d’ignorer quelqu’un qui compte pour nous et qui change notre quotidien ?
Pourquoi déguster si l’on peut dévorer ? Pourquoi avorter si l’on peut accoucher ? Lâcheté ou sagesse ?
Oui, je sais, c’est ma colère ! Tu me connais ; impulsive !
Tu viens sans préavis me dire que tu pars ! Non, que tu es déjà parti ! Tu me laisses un petit mot sur la table ; tu ne m’as même pas donné l’occasion de gueuler !!!! Tu ne m’as même pas laissé de fleurs…
Tu ne m’a même pas laissé t’empêcher de partir…je ne me suis doutée de rien, j’ai eu mon bisou sur le front, j’ai eu mon sourire, j’ai eu ma dose d’affection quotidienne… j’aurai aimé te dire adieu…
Ma colère est enrobée d’un sourire, car comme me disait un copain argentin : « ne pleure pas parce que tout est fini, souris parce qu’un jour ça a existé » ! pffffffff, je dis n’importe quoi…
Je te dirai quand même que ton sourire va me manquer, ton diablotin rouge et ton regard malicieux aussi…
Continue à butiner…

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