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17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 15:22

C’est une science qui m’intrigue. Très controversée, la morphopsychologie reste au cœur de nombreux débats scientifiques. Fondée en 1937 par le psychiatre Louis Corman elle permet de comprendre la personnalité d’après la forme du visage.
Le Docteur Corman s’est basé sur la loi de dilatation-rétraction découverte par le docteur Claude Sigaud, pour déduire les bases de la morphopsychologie :
« Lorsque le milieu est perçu comme favorable ou sécurisant, l’organisme tend à accroître ses échanges en augmentant son volume. ». C’est la dilatation qui correspond à l’instinct d’expansion.

« Lorsque le milieu est perçu comme défavorable ou insécurisant, l’organisme se replie, se protège, réduit ses échanges et son volume, concentre sa force à l’intérieur. ». C’est la rétraction qui correspond à l’instinct de conservation.
Une analyse morphopsychologique se fonde sur les formes de l'ensemble du visage, en ayant au préalable divisé la face en trois éléments distincts :
- L'instinctif (du menton au nez), qui est le domaine du concret, de la part matérielle, des envies de posséder, de la sexualité, du physique et des souhaits ;
- L'affectif (du nez à la moitié des yeux), qui concerne les sentiments : il correspond à la sensibilité et régit la vie sociale, les rapports avec sa famille ou ses collègues ;
- Enfin, le cérébral (des yeux au front), qui est le domaine de la pensée, étage lui-même divisé en trois parties : le concret, l'analyse et l'imaginaire.
Ainsi si votre partie cérébrale est la plus développée, vous faites plus naturellement appel à votre cerveau que ce soit en prenant un livre ou dans votre métier. Si vous avez l'étage affectif dominant, vous avez besoin de travailler avec les autres, de chercher leur reconnaissance. Et enfin si vous avez le dernier étage plus prononcé, vous aimez la pratique et utiliser votre énergie physique. Comme loisir, vous vous mettrez plus facilement au bricolage qu'à la lecture.
Cette science peut être appliquée pour le recrutement de nouveaux employeurs, ou parfois pour établir des profils psychologiques, dans des situations particulières.

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12 novembre 2005 6 12 /11 /novembre /2005 00:00

Réveil agité. Des vas et des viens par ce matin d’un samedi tant attendu.

Mon angine et ma fièvre pèsent toujours aussi lourd. Ma tête aussi. Entre le voisin qui refait sa maison –il choisit bien ses moments- et les pas qui courraient dans tous les sens pas loin de la porte de ma chambre, ma colère s’est réveillée en tapant sur mes nerfs…

Je rogne, je râle, je m’étouffe avec l’oreiller, je suffoque et je renonce à l’idée de retrouver le sommeil. Le projet de la grasse matinée tombe à l’eau. Je sors du lit. Guelant et insultant tous les voisins qui refont leurs maisons un samedi matin. Et là je tombe sur des visages gris, larmoyants et tristes. Douche froide. Un autre décès dans la famille.

Je ne me suis toujours pas remise du premier. Mon oncle me manque tant. Je ne réalise toujours pas qu’il est parti. J’attends qu’il m’appelle pour me raconter ce qui s’est passé, ce qu’il a senti, pour me dire que rien de tout ce qu’on vit depuis plus de 3 semaines n’est vrai. Pour me dire qu’on pourra se retrouver, voyager ensemble et rigoler. Qu’on pourra encore se raconter des blagues et faire les cents pas sur la corniche. Sa voix me manque. Je ne réalise toujours pas et on me demande d’oublier et de faire avec. Et là, une autre nouvelle tombe. Un autre décès, une autre perte. La maison se déserte. Je suis de nouveau seule, livrée à mes chagrins et mes idées noires. Je ne peux pas aller aux funérailles. Un autre voyage alors que je suis malade. Je travaille Lundi et que j’ai une garde Mardi. J’ai annulé un voyage ce WE pour me reposer et oublier mes soucis de santé. Raté.

J’observe les murs. Je regarde par la fenêtre. J’ai l’impression de vivre dans un monde parallèle, où la mort est un gag et qu’à la fin, on me montrera où la caméra était cachée. Je la cherche peut être.

J’en ai marre d’entendre que des condoléances au téléphone, je ne veux plus lire des mails de compassion, je ne supporterai plus de perdre quelqu’un de cher. Je suis trop fragile maintenant. Les coups étaient durs cette fois.

Retrouvailles familiales pour pleurer en groupe. Pour aller sur les tombes.

J’en peux plus…

PS:Merci Othmane


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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

J’ai foiré la soupe chinoise. Encore. Qu’est ce que j’ai d’une chinoise moi ? La tête bridée.

J’aurais aimé t’y inviter. Pourquoi tu n’es pas venu ? Ma voisine y était. Tu te rappelles ? Celle de la jupe. Les hommes oublient tout.

La soupe était quasi nauséeuse. Non. Écœurante. Pire. Emétique. Elle a vomi un sourire. Mes papilles en étaient répugnées.  Elle continue à sourire. Son mari non. Dire à quel point une femme est forte en simulation.

Je l’ai foirée. Je vis. Et si je meurs demain ? Jamais je ne saurai que tu m’as aimée. Non.
Encore cet arrêt. Même heure. Toujours au rendez vous. A te voir, on dirait que tout dans ta vie est calculé. Je n’aime pas les gens ponctuels.

Le bus vient toujours à temps. Serait-ce un ponctuel ? Je n’aime pas attendre. J’aime faire attendre. Tout vient à point à qui sait attendre.

J’attends toujours. Le bus. Le boucher. Le facteur. Les factures. Le dentiste. J’ai peur des dentistes. On passe sa vie à attendre. La mort. On l’attend, tout comme on attend le bus. Le bus vient toujours à temps. C’est un ponctuel. Je n’aime pas les ponctuels.
Hier est parti. Hier n’est plus. Hier est mort. En se réveillant ce matin, en s’habillant, en sortant de chez soi, on a tous fait un pas de plus vers notre rendez-vous inconnu.

Certains l’ont rencontré aux escaliers, d’autres en conduisant. Il y’en a ceux qui ne se sont  pas réveillés. Thanatos travaille même les soirs et les jours fériés. Comme les caissiers et les réceptionnistes. J’ai toujours rêvé d’être caissière.

Je n’ai jamais été forte en maths. Mon père était schizophrène. Je crois que c’est lié. J’ai grandi en croyant que j’étais une fée. Mon père me donnait des ailes pour voler. Tu aimes Red Bull toi ? Trop acide pour moi.

Mon père est mort. J’avais 10, non 10 ans et demi. Je crois que j’avais 15 ans. Peu importe. Il est mort point. Depuis, je n’ai plus d’ailes.

Tu lui ressembles beaucoup. Ses neurones étaient bousillés, mais ce fut un homme intelligent. Le délire rongeait son cerveau. Conviction inébranlable. Il croyait qu’il était une montre électronique. Il m’a toujours dit qu’il était né d’une Mercedes. Apparemment les Mercedes sont hermaphrodites. Tu penses ? Il est né d’une voiture blanche. Il avait comme mission de promouvoir la paix dans le monde. Le blanc. Couleur de la paix. Tu as un cheveu blanc. Tu as quel âge ? Les femmes n’aiment pas parler de leur âge. Elles ont peur de vieillir. Nous sommes tous vieux.

Mon père disait que ma mère s’est noyée dans une baignoire. Elle n’a pas pu résister. Les montres anciennes ne résistaient pas à l’eau. Je n’ai pas connu ma montre maternelle. C’est pour cela que je n’aime pas attendre. Je n’aime pas les gens ponctuels.

Mon père. Il n’aimait pas attendre. Il a choisi lui-même quand et où croiser Thanatos. Les railles d’un train. Il a été broyé.

Je suis triste. Tu le vois. Tu l’ignores. Ton air glacial me tue. Tu réponds. Tu oses répondre à un appel téléphonique alors que je te parle, en silence. Mais le silence lui-même, a quelque chose à taire…

Tu lui souris. Alors c’est une femme. J’avais raison. J’ai toujours raison.

Tiens. Le bus est venu. Déjà. Je te vois demain si je foire ma soupe.

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6 novembre 2005 7 06 /11 /novembre /2005 00:00

Une soirée pluvieuse d’octobre 2002. Je rentre chez moi, troublée, après avoir vu le film « Hable con Ella » au théâtre Med V.

J’avais envie d’écrire, de décrire, de parler. J’avais envie de traduire mon émotion et de parler de mon enchantement. J’avais envie de décrypter mes larmes et de leur donner un sens.

Pedro Almodovar, parlant d’histoires banales ; parlant d’amour et d’amitié, parlant d’espoir et de destin, parlant de mort et de vie, a su bouleverser les salles…

Parle avec elle, est une histoire simple mais compliquée. Une histoire banale, mais transmettant des valeurs tellement importantes.

Le film est un chef d’oeuvre sur tous les plans. La musique est sublimissime, les acteurs sont excellents, les couleurs, les paysages, le dialogue…tout est parfait.

Beaucoup d’émotion, dans une histoire où le hasard est un roi qui fait si bien les choses.

Une histoire d’amitié qui naît dans les couloirs d’un hôpital, et qui finit par une histoire d’amour qui se noue et se dénoue, et qui défile entre tous les personnages du film.

3 ans après…déjà…Je parle de ce film, avec autant d’enchantement…
 « Benigno, un jeune infirmier, et Marco, un écrivain d'une quarantaine d'années, se rendent, chacun de son côté, à un spectacle de Pina Bausch, Café Müller. Ils sont assis l'un à côté de l'autre. La pièce est si émouvante que Marco éclate en sanglots. Apercevant les larmes de son voisin, Benigno aimerait lui faire part de son émotion, mais il n'ose pas.
Quelques mois plus tard, les deux hommes se retrouvent dans d'autres circonstances, à la clinique El Bosque, où travaille Benigno. Lydia, la petite amie de Marco, torero professionnel, est plongée dans un profond coma suite à un accident survenu lors d'une corrida. Benigno, quant à lui, est au chevet d'Alicia, une jeune danseuse également dans le coma.
Lorsque Marco passe à côté de la chambre d'Alicia, Benigno, sans hésiter, s'approche de lui. C'est le début d'une grande amitié quelque peu mouvementée. » d’après allocine.
C'est un film à voir...
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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

 

 

 

Mon stage périphérique s’annonce mal, j’ai vraiment du mal à m’adapter.

Les stages de 7ème année de médecine se font dans les 4 grandes disciplines, à savoir la chirurgie, la médecine, la pédiatrie et la gynécologie. J’ai commencé par le service de pédiatrie.

C’est une spécialité que j’aime beaucoup, mais ma déception avec ce stage est grande.

Rien ne se fait correctement, je me crois dans un autre monde. Un copain m’a dit aujourd’hui, bienvenue au Maroc.

Je crois qu’on aurait fait mieux en état guerre. Au service, pas de thermomètre, pas de gants, pas de bétadine, pas d’intranules, pas de compresses…à chaque fois qu’on demande quelque chose : non hadi makaynach !!!! C’est pas normal.

Comment peut on surveiller des syndromes fébriles sans thermomètre ?

J’ai dû donc me faire à l’idée que le Maroc est un pays très pauvre, et qu’un hôpital aussi grand que celui de Kénitra n’a pas les moyens de s’offrir du matériel de luxe !

Ça fait trois semaines que j’ai commencé, j’ai oublié tout examen dénommé échographie, j’ai barré de ma liste tous les antibiotiques sauf l’ampicilline (seul antibiotique disponible au service et qui semble guérir tous les maux), j’ai oublié toutes les conduites à tenir qu’on a apprises au CHU…mais il y’a une chose que je n’arrive pas à admettre : le manque d’asepsie.

Les lunettes et les masques d’oxygène qui passent d’un malade à l’autre sans la moindre asepsie, les prélèvements qui se font sans gants, les toilettes qui puent et qui donnent sur la salle des nouveaux nés…

Les infirmières sont les veilles marmites, selon un pédiatre du service. Elles ne font strictement rien, tous les protocoles qu’on prescrit ne sont pas du tout faits ni respectés, et ça passe…personne ne leur dit rien, leur insouciance ne choque plus, elle fait parti du quotidien.

Des fois je me dis que j’hallucine, que tout ça n’existe pas…moi qui me plaignais du CHU, je me cogne la tête contre un autre vécu encore plus amer, celui des hôpitaux provinciaux, où la misère embrasse le manque de conscience, où tous les jours des gens meurent non seulement par manque de moyens mais aussi à cause de l’indifférence et de la négligence.

Je ne dors plus bien, je fais des cauchemars à cause de tout ça, je n’arrive pas du tout à m’adapter…

Un prof ne cessait de nous dire une phrase qui résonne beaucoup dans ma tête ces derniers jours : ce n’est pas parce qu’on est misérables, qu’il faut qu'on travaille misérablement.

Ce n’est que le début…

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26 octobre 2005 3 26 /10 /octobre /2005 00:00

Il est parti en silence, sans dire un mot.

Hier nous avons enterré mon oncle. Mon seul oncle maternel.

Ce matin du 25 octobre, le réveil a beaucoup sonné, mais mon oncle ne s’est pas réveillé.

Il refusait de partager ses douleurs pour ne pas faire mal aux gens qu’il aime. Il a préféré souffrir seul, confiner ses maux au lieu de les crier.

J’ai l’impression de vivre un cauchemar ; je sentais sa présence hier, quelque part avec tout ce monde. Je m’attendais à voir encore ses yeux qui brillaient quand il nous voyait entrer chez lui. Mais il n’était pas là à nous attendre au bas de l’ascenseur. Il était nulle part. mon oncle est mort.

Il est parti, laissant derrière lui ses gosses et ses années de vie, laissant derrière lui tous ces gens qui le pleuraient amèrement…

Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons.

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 00:00

Hajar. 16 ans. Une jeune fille qui aurait pu écrire une lettre comme la mienne quand j’avais son age. Mais non. L’insouciance du jeune âge a laissé chez elle place à la douleur. Elle a besoin de changer les valves de son cœur.

Basma m’en a parlé hier. Une fille de 16 ans a besoin de notre aide.

Basma parle de notre porte, celle de l’association Essor…moi je dis que cette porte est mienne, tienne, leur…quelqu’un a besoin d’aide, faut réagir.

Notre association ne dispose pas d’une telle somme pour la prendre en charge. Hajar a besoin d’un remplacement valvulaire. Bel3arbiya, elle a besoin de 120 000 Dhs.

Aidez nous à l’aider…à lui sauver la vie…

 

 Association ESSOR
compte bancaire  n°: 81003200000926386, BMCE agence Souissi-Rabat.
association_essor@hotmail.com
manal_b82@yahoo.fr

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 00:00

Cité…une envie d’écrire…
J’attendais…Je l’attendais…

J’ai pris mon calepin…Pas de stylo. L’envie de vomir mes mots se faisait impérieuse, je cherchais un stylo comme un diarrhéique aurait cherché les toilettes…

Un kiosque. Un marché de fleur. Un stylo. Mais c’était le stylo à un euro…

Ce post est dédié à tous ceux que j’ai rencontrés à Paris, et à tous ceux qui ont aimé les quelques lignes que j’ai pondues avec ce stylo…

Paris Paris Paris tu me manques…

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18 octobre 2005 2 18 /10 /octobre /2005 00:00


Et si je meurs demain ? Jamais je ne saurai que tu m’as aimée. Non.

Encore cet arrêt. Même heure. Toujours au rendez-vous. A te voir, on dirait que tout dans ta vie est calculé. Je n’aime pas les gens ponctuels.

Si j’étais une forme géométrique, je serai une sphère. Ronde et anarchique.

Tu m’ignores, je sais. Tu ne daignes même pas me regarder. Tu ne sais pas que j’existe, et pourtant tous les jours, cet arrêt de bus nous unit.

J’ai pas fait la vaisselle hier, peut être que toi non plus. Tu vis seul ? Oui, tu vis seul. Ainsi je le veux. Ainsi soit-il. Donc je disais, tu n’as pas fait la vaisselle hier. Les moustiques de tes assiettes sont venus faire la cour aux moustiquettes de mes verres.

Tes chemises sont pourtant toutes bien repassées. Normal. Tu es un carré.

J’aime ton sourire, je l’ai dessiné hier, je l’ai montré à un garçon triste. C’était un orphelin que j’ai croisé en allant acheter des roses. J’aime les roses tu sais. Il pleurait, il était seul. Je n’aime pas la solitude. Mon frère me le disait tout le temps, je connais trop de monde, et pourtant je suis seule. Paradoxe. C’est tout moi. Je suis une sphère.

Tu aimes cette jupe ? Ma voisine me l’a offerte. Je n’aime pas les jupes. Je la porte. Tu ne dis jamais rien. Tu gardes tout pour toi. Dis-moi que je suis belle, que je te plais. Dis le moi, je veux l’entendre. Pourquoi ce mutisme ? Pourquoi cette froideur ? Et pourtant, tu aimes ma jupe non ? Les hommes sont tous pareils. Ils ne disent rien. Ils ne pensent à rien. Mais je veux que tu me dises que tu m’aimes. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. Je n’aime pas deviner.

Je n’aime pas lire entre les lignes. Je ne sais pas le faire. Et si tu ne m’aimais pas ?

Il y’a une autre femme dans ta vie. Je le sens. Tu me trompes c’est ça ? Les hommes sont tous pareils, ils respirent l’infidélité. Aies le courage de l’avouer.

J’aime ton regard. Intelligent. J’aime les hommes intelligents. Mais les hommes intelligents n’aiment pas les films romantiques. J’aime les films romantiques, non je ne les aime pas. Je ne sais plus.

Ce pull je l’ai acheté moi-même à la boutique du coin. Il m’a coûté les yeux de la tête, ou préfères tu la peau des fesses ? Deux expressions corporelles pour parler de la même chose. Pourquoi ? Qu’est ce qui est plus cher ? Les yeux de la tête ou la peau des fesses ? Mais je sais qu’il y’a une chose commune entre les deux : on a deux yeux, et deux fesses. Ça doit être pour ça. Je suis intelligente. Je suis une sphère.

Je n’ai pas fait la vaisselle hier. Tu ne m’as pas demandé pourquoi ? Les hommes ne s’intéressent jamais à rien. Ils se foutent de tout. Les femmes aiment les détails, c’est important les détails. Je n’ai pas payé ma facture d’eau. J’ai oublié. Ces derniers temps j’oublie trop de choses. Pas évident de vivre seule. Me comprends-tu ?

Cette cravate te va bien. J’aime le bleu. C’est la couleur du ciel et de la mer. Tu sais, quand tu lances ton regard au fin fond de l’horizon, tu as l’impression que le ciel et la mer se croisent. C’est faux. Je t’explique. Le ciel est haut, très haut. Nos yeux nous trompent. Tu as de beaux yeux. J’aime bien leur couleur.
Ton air glacial me tue. Allez regarde moi dans les yeux. Fais moi fondre avec ton regard. Aime moi, sauvagement, animalement, le plus férocement possible. Fais moi la cour, comme le font tes moustiques à mes moustiquettes. J’aime qu’on me séduise tu sais. Je n’aime pas qu’on me drague. C’est ridicule. La séduction est un art. J’aime les arts. J’ai peur des lézards. Et toi ?

Le bus est venu. Je te vois demain. Et si je meurs demain ?

 

 

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16 octobre 2005 7 16 /10 /octobre /2005 00:00

Reçu par mail. STOP

A Méditer. STOP.

« …Moi si il un truc qui me chamboule l'esprit c'est bien ramadan. J’arrive pas à me mettre à ce rythme et je me laisse aller. En plus de ça pendant ces trente jours je me sens encore plus décalé par rapport aux gens que le reste du temps.

Le Maroc devient comme par enchantement le pays de la prière et de l'ascétisme, que c'est beau! je n'ai jamais vraiment compris le rapport des marocains au mois sacré. C’est là que je vois je plus d'insincérité et de bassesse intellectuelle à l'heure de justifier cet engouement pour la religion. Ce qu'il me semble, est que sur l'impératif religieux est venu se greffer un gigantesque effet "communautaire". D'une part le jeun est en fait le seul devoir dont le manquement est patent (visible) et d'autre part la rigueur absolue (ou presque) observée en société s'explique, de façon assez hypocrite par un certain respect ou plutôt une certaine solidarité. C’est comme si quelque part la réussite du rite tient au fait que tout le monde le pratique. La vue d'un marocain dans la rue entrain de manger provoquerait un tel vacarme qu'il m'en vient l'idée que celui qui jeune a besoin de voir tout le monde autour de lui dans l'exercice du moins pendant le ramadan. Hors de cette période, cette même personne sera l'objet de toutes les attentions, on lui évite de faire des choses fatigantes etc... Alors que dans l'idéal ascétique du jeûne (en islam), cela n'existe pas: on doit travailler encore plus, prier plus et avec la panse vide c'est le sacrifice pour dieu! En réalité le marocain vit très mal son jeune, il le subit comme une contrainte qui en théorie ne doit pas être vécue comme telle. Tout cela explique à mon avis le niveau zéro de tolérance quant a la pratique du ramadan. Moins on est heureux de faire ce qu'on fait moins on supporte que les autres ne le fassent pas !... »

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Published by manal - dans Débat
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