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23 mai 2005 1 23 /05 /mai /2005 00:00

C’est comme ça qu’on communique à l’hôpital, fallait bien apprendre ces termes aussi ;) !

N’hésitez pas à remplir ma liste, elle est loin d’être exhaustiveJ.

 

 

Telfaza : échographie.

Radio : Radiographie, généralement du thorax.

Tiyo : Fibroscopie.

Tahalil : examens biologiques.

Radio lekbir : IRM ou des fois le scanner.

Zehmi : s’utilise surtout en obstétrique : poussez.

M3elkinlia dwa : perfusion simple, ou autre…

Lmessran : Colon ou intestin grêle selon le contexte.

Hrik bhal lmouss : douleur transfixiante.

Lmessata : muscle fessier.

Lgachouch : œsophage ou région épigastrique.

Lehkak : le bassin.

Hejri chez l’homme : pénis.

Lteht chez la femme : région périnéale.

Lekhrouj : état du transit.

Nboula : la vessie.

Lour : région anale.

Douz b ma khayeb : leucorrhées (pertes vaginales).

Kayssefer essder : râles sibilants.

Loxygène : ventilation ou nébulisation selon le contexte.

 

                                                                              To be continued.

 

 

 

 

 

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23 mai 2005 1 23 /05 /mai /2005 00:00

Et voilà ce qu’on appelle un Dimanche !!!

Je sais que ça peut paraître bizarre, mais bon, ça fait pas de mal de partager ça aussi ;).

Demain je présenterai ce rapport aux profs, dites moi vous ce que vous en pensez !

Bilan de 2 mois en gynéco, mais très à la soft J.

 

 

                    "La gynécologie obstétrique est l’un des modules principaux dans la formation du médecin généraliste. Dans ce sens, un stage de 9 semaines dans une maternité hospitalo-universitaire est un passage obligatoire pour tout étudiant en 6ème de médecine.

Après deux mois en chirurgie viscérale, un mois en traumatologie, un mois en réanimation chirurgicale et deux mois en pédiatrie, nous avons été affectés le 22 Mars 2005 à la maternité des orangers.

Nombreuses ont été nos interrogations à propos du service, nous n’avons pas hésité à demander des renseignements auprès des groupes qui nous ont précédé, et leurs réponses ne faisaient qu’augmenter à chaque fois nos appréhensions…

Les avis se partageaient, et  entre ceux qui disaient que c’était un stage stressant et infernal, ceux qui le défendaient en tant que stage formateur, se plaçait une minorité d’étudiants qui exprimait totale satisfaction.

Influencés par les préjugés, quatre externes ont préféré invalider leur stage dès le départ et ne se sont même pas présentés.

Vint donc le jour où nous devions commencer nos 9 semaines… les échos recueillis ont bien insisté sur  le staff du matin, tout le groupe était présent à 8h15 dans la salle de cours.

Regards méfiants, angoissés… ambiance tendue, silence morbide, tel était notre premier contact avec la Maternité.

 

                              Premier staff, premières constations… ils ne nous a fallu que quelques minutes pour comprendre que le mot d’ordre général était : LA RIGUEUR.

Tous les protocoles étaient définis, il faut juste appliquer ‘rigoureusement’ les règles.

La discussion était très enrichissante, toutes les décisions prises sont argumentées, expliquées, disséquées…nous avons compris qu’on était dans un service très différent des autres, où l’anarchie n’avait pas de place.

Après le staff, Pr Chraibi nous a rapidement souhaité la bienvenue au service, avant de nous confier à Pr Elbarnoussi, responsable du groupe.

On sentait qu’aucun de ces pas n’était improvisé, même l’accueil des 6ème année était codifié.

Le discours de la responsable du groupe était ferme. Comme Pr Chraibi, elle a  insisté sur le fait de devoir se consacrer entièrement à la gynécologie obstétrique durant les 9 semaines à passer dans la maternité, ainsi que de devoir se plier aux règles de cet établissement.   Objectifs et règles du stage ont été listés.

Nos regards exprimaient la même angoisse, on aurait dit un régime militaire. 

 

                               Les objectifs du stage correspondaient à nos attentes, on s’accordait sur les notions théoriques et les gestes pratiques à acquérir pour être de bons généralistes en matière de gynécologie obstétrique.

Les objectifs comportaient deux volets principaux, l’un théorique, l’autre pratique.

D’une part, nous devions maîtriser l’anatomie, et la physiologie en rapport avec la gynécologie obstétrique, savoir diagnostiquer et prendre en charge un certain nombre de pathologies gynécologiques et obstétricales.

D’autre part, nous avions une panoplie de gestes pratiques à effectuer.

L’atteinte de ces objectifs ne pouvait se concevoir sans un effort personnel, pour savoir s’intégrer dans le groupe  et montrer son intérêt ; mais aussi sans le soutien des résidents pour nous pousser à briser la glace et dompter le stress.

 

                            Le déroulement du stage a subi un rythme crescendo, lors des premières semaines, on se limitait à observer, pour comprendre et se mettre progressivement dans le bain. La tâche n’a pas été facile, les résidents et les profs n’affichaient guère un air sympathique pour nous rassurer, bien au contraire, on nous critiquait systématiquement sur tout ce qu’on faisait ; ce qui a peut être fait fuir six autres externes du groupe.

 La maternité compte 2 services, un de gynécologie, et un autre d’obstétrique. Nous avons passé un mois dans chacun pour cerner les deux disciplines et être au courant des conduites à tenir appliquées

 

Du 22/03 au 25/04, j’étais en gynécologie. Les activités étaient comme suit :

-         Bloc opératoire : notre rôle consistait à assister aux interventions chirurgicales des malades hospitalisées au service,  ensuite nous devions assurer la surveillance post opératoire des patientes durant les deux heures qui suivaient l’acte opératoire.

-         Visites au service : pour la plupart, elles étaient techniques. Nous étions donc obligés de connaître les malades pour pouvoir suivre le rythme. Les pathologies variaient entre tumeurs du sein, fibromes, kystes ovariens…etc.

-         Consultation externe : au début, on nous ignorait complètement, mais petit à petit, nous avons commencé à examiner les malades, proposer des diagnostic et des conduites thérapeutiques.

-         Staff chirurgical : tous les jeudis, pour faire le programme opératoire de la semaine.

 

  Du 26/04 au 25/05, j’étais affectée en obstétrique, les activités étaient comme suit :

-         Planification familiale : service où nous avons appris à prescrire les différentes méthodes contraceptives en fonction de chaque cas. Notre activité était beaucoup plus pratique que théorique.

-         Consultation prénatale : prise en charge des grossesses, surveillance et suivi des femmes enceintes et dépistage des grossesses à risque.

-         Visites au service : pour suivre l’évolution des malades hospitalisées qui sont pour la plupart des grossesses à haut risque.

 

Tous les quatre jours, un binôme devait assurer la garde dans la salle d’accouchement. Des gardes de 24 heures ; sans récupération le lendemain. Au début, ça nous a paru barbare, mais au fil des jours et garde après garde, nous nous sommes habitués au rythme.

Lors des premières gardes, l’ambiance était glaciale, et nos contacts avec les résidents se limitaient à ce qu’on devait faire ; à savoir les surveillances post opératoires des césariennes, des GEU, les surveillances du travail, les activations, les déclenchements…

On avait droit à quelques Touchers vaginaux à dilatation complète, sans plus.

 

 

                     Le départ de six externes était un vrai point d’inflexion dans l’histoire de notre stage, les encadrants ont réalisé  à quel point on était  motivés pour rester et travailler, malgré le stress du stage. Ce fut pour eux, une preuve de notre sérieux, chose qui s’est vérifiée à travers notre assiduité et travail au niveau des services et lors des gardes.

Semaine après semaine, nos responsabilités semblaient devenir plus importantes, nous sommes arrivés, grâce au soutien des résidents à nous forger une place dans l’équipe et nous sentir membre de cette grande famille des Orangers.

La rigueur est devenue notre règle, le sérieux notre devise, et le travail est devenu agréable au sein d’une famille, qui comme toutes les familles ne veut que du bien pour ses enfants.

Je me l’étais toujours dit, un stage où on s’intéresse tant aux 6ème année, où on leur consacre du temps, de la documentation, où on leur fait des topos, où on fait tout pour mieux les former, ça ne peut être qu’un excellent stage.

 

                          Les staffs matinaux sont une vraie mine, on y trouve une opulence sans rival. Maints cas y sont discutés, l’intérêt des malades prime, et la prise en charge codifiée de la mère et du nouveau né est incomparable. Le fait d’y assister régulièrement nous a  permis d’apprendre énormément de choses, et rien que pour ces séances de discussion où l’on haussait le ton des fois, je pense que tous les externes qui sont passés dans le service vous seraient  toujours reconnaissants.

J’étais particulièrement touchée par le fait que Pr Elbarnoussi ait corrigé les résumés qu’elle  nous a demandé de faire, qu’elle se soit impliquée pour nous faire travailler, exposer des topos sur des thèmes très importants, à savoir la pré éclampsie et la césarienne.

Cet esprit, on ne le retrouve pas dans tous les stages.

Les topos faits par le profs était également très intéressants, car basés sur l’interactivité. Ces différents thèmes nous ont permis de revoir un peu notre cours, et mettre le point sur les éléments essentiels.

Une autre occasion pour discuter de cas intéressants, était les petites mises au point après le staff, mais qui malheureusement n’ont pas été très nombreuses. Seuls un cas d’utérus cicatriciel avec Pr Elbarnoussi, et deux cas d’éclampsie avec Pr Bezad ont été discutés durant toute la période du stage.

 

 

                         En terme de résultats : je dirai objectifs atteints à 100%. La formation est excellente, l’encadrement est sans faille au sein de la maternité. J’estime que tout externe de 6ème année qui se soucie de sa formation, ne pourra que trouver sa satisfaction au sein de ce stage.

Rares sont les services qui prêtent attention à la formation des externes, le fait d’avoir préparé un carnet de stage, un programme de formation, est une chose qui marque, et qu’on ne retrouve pas dans tous les services.

Ce stage m’a permis d’apprendre énormément en matières de gynécologie obstétrique, et j’espère pouvoir être une fidèle ambassadrice de la formation dans la périphérie.

Quoique je dise, je ne saurai remercier l’équipe…Merci."

 

 

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22 mai 2005 7 22 /05 /mai /2005 00:00

Mon passage à l’hôpital psychiatrique Er-Razi m’a beaucoup marqué. S’il y a une chose que j’ai bien gardée en tête, c’est que personne n’est à l’abri de la folie…

Avec chaque malade, je me rendais compte, que ça pouvait être moi à n’importe quel moment…

Le fil qui nous sépare de la maladie mentale est très fin, pour une raison X ou Y, on peut se retrouver de l’autre côté…

J’ai toujours été intéressée par la psychiatrie, c’est un monde fascinant…

Peu de gens s’y intéressent, que ce soit en médecine ou autres… Figurez vous qu’il y a des médecins avec nous, qui me disent qu’en pratiquant la psychiatrie, on finit par devenir fou !!! [Allez, Figurez vous ;)] !

Quand j’étais au collège, j’avais commencé un scénario parlant des problèmes de la psychiatrie au Maroc, en insistant sur la culture des F’kih, Jnoune, Shour etc…

J’ai perdu ces papiers, mais je garde quelques souvenirs en tête… ce dont j’ai envie réellement, c’est de changer la vision des gens sur la maladie mentale.

Un collègue à nous a été hospitalisé à Er-razi, cet événement m’a beaucoup affecté, j’en suis profondément chagriné… ça aurait pu être n’importe qui d’autre, ça aurait pu être moi…

Ma mère m’a dit : ne sois pas triste, il ira mieux, il va guérir…en me parlant, elle s’adressait à cette petite fillette de 4 ans qui est en moi, qui est en larmes parce que son camarade a été hospitalisé, sauf que derrière ses larmes, se cachait une conviction inébranlable d’avoir perdu un des nôtres…

La maladie mentale est un long chemin à parcourir…

J’écrirai des choses dessus, et qui sait, peut être que je pourrai reconstituer mon scénario perdu…

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21 mai 2005 6 21 /05 /mai /2005 00:00

 no comment... pour une amoureuse de la mer comme moi, mirleft est une destination de rêve...

 vous en pensez quoi d'une blogovirée là bas?

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Published by Manal - dans Divers
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21 mai 2005 6 21 /05 /mai /2005 00:00

 

Un homme qui s'aimait sans avoir de rivaux
Passait dans son esprit pour le plus beau du monde.
Il accusait toujours les miroirs d'être faux,
Vivant plus que content dans son erreur profonde.
Afin de le guérir, le sort officieux
Présentait partout à ses yeux
Les Conseillers muets dont se servent nos Dames :
Miroirs dans les logis, miroirs chez les Marchands,
Miroirs aux poches des galands,
Miroirs aux ceintures des femmes.
Que fait notre Narcisse ? Il va se confiner
Aux lieux les plus cachés qu'il peut s'imaginer
N'osant plus des miroirs éprouver l'aventure.
Mais un canal, formé par une source pure,
Se trouve en ces lieux écartés ;
Il s'y voit ; il se fâche ; et ses yeux irrités
Pensent apercevoir une chimère vaine.
Il fait tout ce qu'il peut pour éviter cette eau ;
Mais quoi, le canal est si beau
Qu'il ne le quitte qu'avec peine.
On voit bien où je veux venir.
Je parle à tous ; et cette erreur extrême
Est un mal que chacun se plaît d'entretenir.
Notre âme, c'est cet Homme amoureux de lui-même ;
Tant de Miroirs, ce sont les sottises d'autrui,
Miroirs, de nos défauts les Peintres légitimes ;
Et quant au Canal, c'est celui
Que chacun sait, le Livre des Maximes.
                                                                              
                                                                      Jean de la Fontaine

 

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Published by Manal - dans J'ai lu
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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00

Ce sujet m’a rappelé un des débats les plus houleux que j’ai eu avec mes collègues du stage en début d’année. J’aimerai bien le partager avec vous…

Si jamais vote fils ou votre fille vienne vous annoncer un jour qu’il/ elle est homosexuel, quelle serait votre réaction ?

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Published by Manal - dans Débat
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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00

Midi, Avicenne est comme une fourmilière, les visiteurs contre-attaquent…euh, tout le monde a le droit de faire sa visite non ?!

Impossible de prendre les escaliers, ILS montent…

Pour les ascenseurs, moi j’ai une claustrophobie, et puis, je ne fais pas très confiance à ceux de l’hôpital :s

Je cours dans tous les sens (exagéré ? oui…), je marche ?... bref, j’essaie de me trouver un chemin pour sortir…

Et là, elle bloque mon chemin… elle portait une jellaba jaune, un peu sale, elle semblait venir de loin… son visage était plein de rides, elle m’a regardé droit dans les yeux : Fatema lli fethat 3la elmerrara ? Une femme, peut être sa voisine, sa copine, sa belle sœur… une femme dont elle ne connaît même le nom de famille, et qu’elle vient chercher au sein de cet énorme hôpital, qui comporte 5 services de chirurgie…

Cette femme, je l’ai croisée lors de mes premières semaines au CHU, j’en croise encore, et tous les jours…

Ça m’intrigue toujours autant de voir des gens comme ça, encore naïfs et spontanés jusqu’à frôler la débilité… mais c’est toujours avec grand plaisir (euh… sauf quand je suis hyper pressée) que je fais de mon mieux pour les mettre sur les rails…

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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00

J’ai été appelée par un copain à la dernière minute pour assister à un dîner débat sur la décision médicale… j’étais fatiguée, je devais bosser pleins de trucs, mais je n’ai pas pu dire non, puisque le débat allait être animé par Le grand Pr Said Balafrej, prof de chirurgie viscérale au sein de notre CHU.

Je suis arrivée un peu en retard, vu que j’étais avisée tard…

La Décision médicale, chose à laquelle est et sera confronté tout médecin exerçant dans le publique ou dans le privé… pratique quotidienne inspirée par le raisonnement et par l’intuition du praticien, car en quelque sorte, l’intuition est un raisonnement développé, et le raisonnement est une intuition enveloppé…

Impliquer le malade dans la décision thérapeutique était un point important du débat, nos malades ont le droit de savoir, de comprendre ce qu’on va leur faire, mais est ce que  le fait des les informer n’est pas plus anxiogène qu’autre chose ?

Toute décision doit être prise en tenant compte en premier lieu de l’intérêt du malade, mais aucune ne pourra être appliquée sans son consentement.

Le débat était très enrichissant surtout qu’il était illustré par des cas cliniques de la pratique quotidienne où la décision n’est pas toujours facile.

Il faut savoir prendre le risque de décider et assumer son choix, tout en respectant l’éthique et le consentement du malade…à défaut, le médecin doit faire appel à sa conscience avant sa science pour ne pas nuire à son patient…

 

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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00

Quand j’étais en 3ème année, on nous a enseigné l’une des matières fondamentales en médecine : la sémiologie, science qui étudie les signes et les symptômes des maladies. J’étais particulièrement intéressée par les cours de sémiologie psychiatrique…

Le prof nous avait posé une question concernant un patient qui consultait pour des troubles digestifs, et qui étaient en rapport avec la pratique de la sodomie, parce que le patient en question était homosexuel !!! Une fille a spontanément fait une grimace en disant :  « Beurk !!!! Je le dénonce ! »

J’étais choquée, le prof aussi, il lui a demandé d’aller faire un autre métier autre que la médecine, où le respect du malade en tant qu’être humain est essentiel.

Qu’il soit juif, athée, bouddhiste, qu’il soit homosexuel, nécrophile, ou travesti, qu’il soit noir, jaune ou albinos, un malade doit être traité de la façon la plus neutre.

L’homosexualité est un comportement caractérisé par l’attirance érotique, permanente ou passagère, qu’un individu homme ou femme éprouve pour une personne du même sexe.

L’homosexuel ou gay représente la figure du désadapté socialement, du déséquilibré, du maladroit ou du malade dont la sanction logique est soit la castration, soit l’isolation.

Samuel Auguste Tissot semble être le premier médecin à s’être penché sur la sexualité, il publia en 1760 un essai sur les maladies produites par la masturbation.

Johann Ludwig Casper avança que l’attirance des hommes pour les hommes est innée.

Le Dr Karl Von Westphal, publia en 1869 un article décrivant l’amour entre hommes comme un sentiment sexuel contraire, il le considéra comme maladie, et conseilla de traiter ces patients plutôt que de les punir.

En 1886, Richard Von Krafft- Ebing publia «  psychopatia sexualis », il était le premier à présenter l’homosexualité sous un angle médical, la définissant comme étant l’expression d’une dégénérescence cérébrale.

Le premier mouvement de libération homosexuelle était mené par le neurologue allemand Magnus Hirschfed.

Freud ne voyait pas l’homosexualité  comme un fait criminel ou condamnable, mais comme une infirmité ou un déficit sexuel qu’il faut tolérer, voire guérir.

En 1973, l’homosexualité a été supprimée de la liste des maladies par l’association des psychiatres américains.

Pour l’islam, qui considère l’acte sexuel comme un acte religieux puisqu’il ne vise pas seulement la procréation, mais manifeste également l’harmonie de l’ordre divin, dont la distinction entre le féminin et le masculin et leur complémentarité constituent la base élémentaire.

Le coran aborde l’homosexualité entre autres en condamnant le peuple  de Loth dans leur pratique, le hadith confirme cette condamnation : «  lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez les à mort, le passif comme l’actif ».

Scientifiquement parlant, il semblerait que l’orientation sexuelle chez les homo ou les hétérosexuels soit très profondément ancrée et ne puisse être modifiée.

Lors du développement fœtal, le processus hormonal détermine la formation d’organes sexuels féminins ou masculins. Les recherches semblent concorder pour indiquer qu’à ce moment, les hormones auraient également un effet sur la différenciation du cerveau mâle et femelle, l’action des hormones virilisantes sur l’hypothalamus serait nécessaire pour aboutir à des comportements et des attitudes mâles.

Par ailleurs, au centre de l’hypothalamus antérieur, existe une aire qui est associée au comportement sexuel, et dont les tissus sont plus fournis chez l’homme que chez la femme. Les hétérosexuels auraient deux fois plus de tissus que les homosexuels masculins qui en auraient en quantité égale à celle des femmes.

L’homosexualité reste un sujet en ébullition qui fera encore couler beaucoup d’encre. Oscillant entre péché et maladie, ce comportement suscite beaucoup d’interrogations, tant sur le plan scientifique qu’éthique.

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17 mai 2005 2 17 /05 /mai /2005 00:00

C’est un film différent, intéressant, un film qui apporte un nouveau souffle tout en restant authentique…

Tenja, testament, tel est le nom de ce premier bébé de Hassan Legzouli…

Roshdy Zem, dans le rôle de Nordine, nous fait découvrir un Maroc que tant ne connaissent pas…

Un voyage, qui embarque tout le monde, qui berce nos cœurs aux rythmes berbères…

Afin de respecter les dernières volontés de son père qui souhaite reposer dans son village natal du Haut Atlas, Nordine va l’accompagner pour son dernier voyage et entreprendre un long périple sur le chemin de ses racines, jusqu’au pays qu’il va enfin découvrir.

Je vous invite vivement à vire ce voyage…

Sortie nationale le 18 mai…

 

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Published by Manal - dans Cinéma
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