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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 22:17


J’ai éclaté de rire quand j’ai lu cette phrase, j’en reviens toujours pas. 

 

“Morocco applied for EU entry in 1987, but is not yet on the list of candidate countries”

Décidemment, ce Morocco ne cessera jamais de m’impressionner!

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 14:10


“Having a girl is to plant a seed in someone else’s garden”

Lu dans un article sur l’état de la population en Inde. A méditer.

 

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 23:49

Merci Larbi de me passer la main ;-)

Les 4 livres de mon enfance :
- Le petit prince, Antoine de Saint Exupéry.
- Les contes de Perrault, Charles Perrault.
- Les quatre filles du docteur March de
Louisa May Alcott.
-
عائد إلى حيفا لغسان كنفاني

Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :
- A
mine Maalouf.
- Albert Camus.
-
أحلام مستغانمي
- Bernard Werber.

Les 4 auteurs que je ne lirai probablement plus jamais :
- Paulo Coelho.
-
نجيب محفوظ
-
Kenize Mourad.

Les 4 premiers livres de ma liste à lire ou à relire :
-
عابر سرير لأحلام مستغانمي
- Être arabe
de Elias Sanbar, Farouk Mardam-Bey, Christophe Kantcheff.
- Ali et Nino de Kurban Said. ( Je le cherche toujours!!)
- L’armée du salut de Abdellah Taia.

Les 4 livres que je suis en train de lire :
- Le retour de l’éléphant de Abdelaziz Belkhodja
(écrivain tunisien).


Les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte :
- Sophie’s World de
Jostein GAARDER
- Les souffrances du jeune Werther de Goethe.
- Le petit prince de Saint Exupéry.
- Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche.
- Les jardins de lumière de Amine Maalouf.
- Toutes les BD de Tintin.

Les premiers mots d’un de mes livres préférés :

·
D’autres que moi auraient parlé de « racines »… Ce n’est pas mon vocabulaire. Je n’aime pas le mot « racines », et l’image encore moins. Les racines s’enfouissent dans le sol, se contorsionnent dans la boue, s’épanouissent dans les ténèbres ; elles retiennent l’arbre captif dès la naissance, et le nourrissent au prix d’un chantage : « tu te libères, tu meures ! »Les arbres doivent se résigner, ils ont besoin de leurs racines ; les hommes pas. Nous respirons la lumière, nous convoitons le ciel, et quand nous nous enfonçons dans la terre, c’est pour pourrir. La sève du sol natal ne remonte pas par nos pieds vers la tête, nos pieds ne servent qu’à marcher. Pour nous, seules importent les routes. Ce sont elles qui nous convoient – de la pauvreté à la richesse ou à une autre pauvreté, de la servitude à la liberté ou à la mort violente. Elles nous promettent, elles nous portent, nous poussent, puis nous abandonnent. Alors nous crevons, comme nous étions nés, au bord d’une route que nous n’avions pas choisie.
A l’opposé des arbres, les routes n’émergent pas du sol au hasard des semences. Comme nous, elles ont une origine. Origine illusoire, puisqu’une route n’a jamais de véritable commencement ; avant le premier tournant, là derrière, il y avait déjà un tournant, et encore un autre. Origine insaisissable, puisqu’à chaque croisement se sont rejointes d’autres routes, qui venaient d’autres origines. S’il fallait prendre en compte tous ces confluents on embrasserait cent fois
la Terre.·
Amine Maalouf, Origines.

Les derniers mots d’un de mes livres préférés :
 ·
Je laisse Sisyphe au bas de la montagne ! On retrouve toujours son fardeau. Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni fertile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.·
Albert Camus, Le Mythe de Sisyhpe.

Les 4 lecteurs dont j’aimerais connaître les 4 :

 

 

Doctorix, Mia, Stupeur, Metallicnaddou
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 00:01



ABC:

Las mujeres que viven en zonas con altos niveles de contaminación tienen mayor riesgo de desarrollar enfermedades cardiovasculares y morir a causa de ellas, según un estudio de la Universidad de Washington publicado en «The New England Journal of Medicine». El estudio reunió a más de 65.000 mujeres de edades comprendidas entre los 50 y 79 años pertenecientes a 36 ciudades diferentes de Estados Unidos y es uno de los más completos llevados a cabo hasta ahora. Es también el primero que se hace de forma prospectiva, reuniendo a personas que inicialmente no padecían ninguna enfermedad cardiovascular, a las que se hizo un seguimiento durante nueve años para ver la incidencia de ataques al corazón, apoplejía, by-pass coronario o muertes por enfermedades cardiovasculares.
Para el seguimiento se tuvieron también en cuenta los niveles de contaminación próximos a sus domicilios. En concreto se estudiaron los niveles de pequeñas partículas en suspensión, fundamentalmente hollín y polvo, que tienen un tamaño tan pequeño que treinta o cuarenta de ellas equivalen al diámetro de un cabello. Las fuentes de emisión de estos contaminantes responsables de las nieblas urbanas son los tubos de escape, centrales térmicas, industrias o combustión de leñas y son las responsables de las nieblas urbanas.
Los valores medios de partículas en suspensión encontrados en las ciudades de residencia de las participantes oscilaron entre 4 y 20 microgramos por metro cúbico. Los investigadores encontraron que un incremento de diez unidades en la cantidad de partículas suponía un incremento del 76 por ciento en el riesgo de morir por enfermedad cardiovascular.
Este estudio es el primero que ha relacionado enfermedad cardiovascular en personas previamente sanas con los niveles de contaminación dentro de las áreas metropolitanas. Los investigadores desconocen aún cómo las partículas en suspensión pueden conducir a la enfermedad cardiovascujlar, pero creen que el hollín provoca el endurecimiento de las arterias, el principal precursor de las enfermedades cardiacas.

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 16:09

Je me rappellerai toujours des séances de philo au bac, on les avait après l’heure de sport ! On rentrait essoufflés, tout rouges et on n’avait vraiment pas la tête à écouter ce que racontait Kant ou ce que blablatait Nietzsche.
On s’arrangeait toujours pour arracher quelques minutes de plus dans la cours, prétextant que le prof d’éducation physique nous a retenu pour un truc bidon qu’on inventait sur le tas…
Et puis un jour, une question posée au début de la séance a imposé un silence religieux dans la classe !
La prof – qui savait toujours garder son sang froid- s’est dirigée vers un copain – qui ne venait pratiquement pas à ses cours- et lui a demandé de se lever. Tous les regards se sont retournés vers ce pauvre type, tout le monde se foutait de sa gueule, normal !
« Est-ce que tu as déjà menti ? »
 Toute la classe s’est mis à rigoler, lui en premier. Et puis toujours dans une zen attitude, encore plus zen qu’avant, la prof a reposé sa question, et là : Silence.
Ce fut un moment de réflexion collective, chacun se posait la question à lui-même ! la réponse était claire, Oui, nous avons tous menti un jour, mais personne ne voulait se l’avouer d’abord avant de l’avouer aux autres. Il a dit « Oui », et elle lui a dit « Pourquoi ? »
Jusqu’au là, personne n’avait encore rien compris à toute cette histoire…c’était une introduction intelligente au chapitre sur les réflexions philosophiques autour du mensonge.
Le mensonge est l'énoncé délibéré d'un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité (dans ce dernier cas on parle plus particulièrement de mensonge par omission). Cela peut aussi caractériser un énoncé non sincère.
La vérité n'étant pas une notion absolue, la notion de mensonge est elle-même floue.
Kant rejette dans son essai consacré à la question du mensonge le prétendu droit de mentir. En effet la vérité, dit il, n'est pas un bien que l'on possède et sur lequel un droit serait reconnu à l'un et refusé à l'autre. Ainsi le mensonge pour être reconnu comme condamnable n'aurait pas besoin d'être défini comme nuisible à autrui : le mensonge est mauvais en soi. Par la même Kant détruit les deux illusions du mensonge involontaire et du mensonge bien intentionné. Un mensonge est un mensonge. Si je ne dis pas la vérité et même si je dis quelque chose dont je ne suis pas certain, fait que Kant inclut dans le mensonge, je trahis un engagement. Il considère que si l'on tolère le mensonge, il n'y a plus de promesse possible. Mentir ressemble à trahir une promesse, celle de la vérité, que je dois. La véracité étant un " devoir formel de l'homme à l'égard de chacun ". C'est ce devoir qui fait du mensonge une action. Comme la promesse le mensonge est un acte d'engagement.
La psychologie sociale retient quatre motivations au mensonge compris comme forme de dissimulation de sa pensée par un locuteur :

  • préserver ou valoriser son image.
  • persuader pour obtenir un avantage.  
  • éviter les conflits (diplomatie).
  • ne pas peiner son interlocuteur, par sympathie ou tact.  
Le mensonge est omniprésent. C'est un élément récurrent des relations humaines. Il s'immisce partout...
Alors devrons nous se plier aux pressions sociales et mentir à notre tour ?
On a tous mentir un jour ou l’autre, essayons alors d’identifier nos raisons pour mieux nous comprendre et mieux comprendre ce phénomène.


One Year ago…
Le 18-10-05, j’ai écrit : La Sphère et le Carré.
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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 00:24

Le texte est extrait de « Lily la Tigresse  » de Alona Kimhi. Un bouquin à lire.
Oussama marque un point, il dit qu’elle n’est pas européenne.
Loula marque un point avec l’histoire des poils sur les orteils, l’héroïne du roman est effectivement méditerranéenne, elle est Israélienne.
Loula marque un deuxième point quand elle dit que la femme est enveloppée, la réponse est juste. Cette femme pèse 112 Kg.
Tohlob marque un point, il a deviné qu’elle était obèse.
Kamal marque un point, il dit qu’elle a vécu des expériences intenses. C’est vrai. Elle parle souvent de son ex qui l’a quitté justement pour son poids.
Il marque aussi un autre point en disant qu’elle est méditerranéenne.
Yassine marque un point, le personnage n’est pas loin de Bridget.
 « Le bain est un rituel chez elle, prélude à son repos hebdomadaire. Elle se vide la tête, se libère de tous ses soucis. Elle s'y caresse longuement, les bras, les seins, le ventre, les cuisses. Le sexe ?  Pas toujours mais quand ça arrive, le plaisir la foudroie, elle finit quasiment inconsciente, bouche grande ouverte et yeux hagards », Christophe marque deux points, vu que cette scène est pratiquement décrite de la même façon dans le roman.
n.s marque un point, l’héroïne n’est pas médecin mais elle est hygiéniste.
Finalement : Loula, Kamal et Cristophe sont les premiers de la classe.
Mention spéciale du Jury : au Mythe pour son originalité, à Valérian pour sa sensibilité exquise, à Imanita pour sa douceur, à Yves pour sa sagesse.
Félicitations du Jury pour l’esprit joueur de DZ, Loulouzip, fzahra, zaza, Moh.
Un gros bisou à Bsimette pour ses examens, et à L3zaoui là où il est…Dieu sait qu’il est Loiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnnn.
Merci à Donydami et à Rached pour leur visite.
Mention spéciale de Manal ;-), pour le petit enfant qu’il y’a au fond de mon cher Larbi.
Merci à vous tous d’avoir joué le jeu.
P.S : Merci à tous ceux qui m’ont soutenus pour les examens, les résultats étaient bons ;-).

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 23:04



Ah ! malheur à ce cœur d’où la passion est absente,
Qui n’est pas sous le charme de l’amour, joie du cœur !
Le jour que tu passes sans amour
Ne mérite pas que le soleil l’éclaire et que la lune le console.

Tu n’as pas aujourd’hui de pouvoir sur demain ;
L’anxiété du lendemain est inutile.
Si ton cœur n’est pas insensé, ne te soucie même pas du présent ;
Sais tu ce que vaudront les jours qu’il te reste à vivre ?

Comme l’eau du fleuve ou le vent du désert,

Un nouveau jour s’enfuit de mon existence…
Le chagrin ne fit jamais languir ma pensée, à propos de deux jours :
Celui qui n’est pas encore, celui qui est passé.

 

Ce que la plume a écrit ne change jamais ;
S’en désoler ne procure qu’une tristesse profonde ;
Même en subissant l’angoisse toute sa vie,
Tu n’ajoutes pas à celle-ci une goutte de plus.

 

L’amour qui n’est pas sincère est sans valeur ;
Comme un feu presque éteint, il ne réchauffe pas.
Le véritable amant, pendant des années, des moins, des nuits, des jours,

Ne goûte ni repos, ni paix, ni nourriture, ni sommeil.

Ne laisse pas la tristesse t’étreindre
Et d’absurdes soucis troubler tes jours,
N’abandonne pas le livre, les lèvres de l’aimée, et les odorantes pelouses
Avant que la terre te prenne dans son sein.

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30 septembre 2005 5 30 /09 /septembre /2005 00:00

Leurs mœurs, leur mode de reproduction

 

      1-     la parade nuptiale

Lorsque vient la période des amours, les humains se livrent à leur parade nuptiale. Contrairement au paon, que nous connaissons tous, ce n’est pas le mâle, mais la femelle qui affiche des couleurs fluorescentes et déploie ses atours. Comme les humaines ne sont pas dotées de plumes, ni de crête, ne de jabot gonflant, elles enfilent des morceaux de tissu bariolés qui attirent l’attention des mâles.

Chose curieuse, les femelles couvrent strictement certaines zones de leur corps et en dévoilent abondamment d’autres. Pour augmenter leur pouvoir attractif, elles enduisent leur bouche de graisse de baleine et garnissent de poudre de charbon leurs paupières. Enfin elles s’aspergent de parfums subtilisés aux glandes sexuelles d’autres animaux terriens, comme le bouquetin des montagnes dont elles extraient le musc. Elles volent même des glandes sexuelles des fleurs pour obtenir des odeurs de patchouli, de lavande ou de rose.

2-     la rencontre

Les humains mâles et femelles se rencontrent dans des endroits spécialement conçus à cet effet : les « boîtes de nuit », lieux sombres et bruyants. Sombres pour que le mâle ne puisse pas distinguer clairement le physique de la femelle (il ne sent que son odeur de patchouli, de musc ou de rose). Bruyants pour que la femelle ne puisse pas distinguer clairement les propos du mâle.

3-     la reproduction

Comment se passe la reproduction des humains sauvages ? Des observations in vitro ont permis de résoudre le mystère. Le mâle s’emboîte dans la femelle grâce à un petit appendice dont la taille correspond exactement à celle du réceptacle chez la femelle. Lorsque l’emboîtement est bien arrimé, ils remuent jusqu’à ce que la semence du mâle soit libérée.     

4-     la gestation

les humains sont vivipares. Ils ne pondent pas d’œufs. Les femelles conservent leurs petits dans leur ventre durant neuf mois.

5-     le nid

Construit en béton armé, ils le recouvrent de mousses et de fibres tressées pour que les parois soient moins blessantes. Ils accumulent à l’intérieur toutes sortes d’objets cubiques qui produisent du bruit ou de la lumière. Dans leurs nids, les humains s’agitent en entrant, puis se stabilisent dans des fauteuils, et là, ils se mettent à gazouiller.

Le premier acte du mâle humain rentrant chez lui est d’uriner, probablement pour déposer ses phéromones, celui de la femelle est de manger du chocolat.

 

 

 

                              Bernard Werber, l’arbre des possibles – Apprenons à les aimer-

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18 juillet 2005 1 18 /07 /juillet /2005 00:00

Absurdité : affirmation manifestement incompatible avec sa propre opinion.

 

Bien-être : état d'esprit produit par la contemplation des ennuis d'autrui.

Bigamie : faute de goût pour laquelle il sera infligé une punition future appelée trigamie.

 

Savoir :Forme d'ignorance qui distingue les studieux.

Reposer : cesser de déranger.

 

Deux fois : une fois de trop.

 

Epousée : femme qui a un bel avenir de bonheur derrière elle.

 

Imagination : Entrepôt d'idées, dont le poète et le menteur sont copropriétaires.

 

Bravos : Monnaie avec laquelle la populace paie ceux qui flattent et la dévorent.

 

Félicitations : Politesse de la jalousie.

 

Logique : Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l'humaine incompréhension.

 

Ruse : Ce qui tient lieu de cervelle aux imbéciles.

 

Présentable : Hideusement arrangé selon les manières de l'époque et de l'endroit.

 

Jaloux. :Qui s'intéresse indûment à la préservation de quelque chose qui ne peut être perdu que s'il n'est pas bien gardé.

 

Homme : Animal si éperdu dans la merveilleuse contemplation de ce qu'il pense qu'il est, qu'il néglige ce qu'il devrait indubitablement être.

 

Mammifères : Famille d'animaux vertébrés dont les femelles allaitent naturellement les petits, mais dont la version instruite et civilisée utilise une nourrice ou un biberon.

 

Noces : Cérémonie dans laquelle deux personnes s'engagent à devenir une, une s'engage à devenir rien du tout, et rien ne s'engage à devenir supportable.

 

Téléphone : Invention du diable qui annule quelques uns des avantages à maintenir une personne désagréable à distance.

 

Frontières : En géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l'une des droits imaginaires de l'autre.

 

Cerveau : Appareil avec lequel nous pensons que nous pensons. Ce qui distingue l'homme qui se contente d'être quelque chose de celui qui souhaite faire quelque chose

 

Grenouille : Reptile muni de pattes comestibles.

 

Immigrant : Individu mal informé qui pense qu'un pays est meilleur qu'un autre.

 

Bruit : Puanteur dans l'oreille. Musique non domestiquée. Produit principal et signe authentique de civilisation.

 

Grammaire : Système de pièges délibérément préparé pour faire trébucher l'autodidacte, tout au long du chemin sur lequel il progresse vers la distinction.

 

Gale : Patriotisme de l'écossais.

 

Souris : Animal dont le chemin est jonché de femmes évanouies.

   

                                                                              Ambrose Bierce,

                                                                           Le dictionnaire du Diable.                                                        

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21 mai 2005 6 21 /05 /mai /2005 00:00

 

Un homme qui s'aimait sans avoir de rivaux
Passait dans son esprit pour le plus beau du monde.
Il accusait toujours les miroirs d'être faux,
Vivant plus que content dans son erreur profonde.
Afin de le guérir, le sort officieux
Présentait partout à ses yeux
Les Conseillers muets dont se servent nos Dames :
Miroirs dans les logis, miroirs chez les Marchands,
Miroirs aux poches des galands,
Miroirs aux ceintures des femmes.
Que fait notre Narcisse ? Il va se confiner
Aux lieux les plus cachés qu'il peut s'imaginer
N'osant plus des miroirs éprouver l'aventure.
Mais un canal, formé par une source pure,
Se trouve en ces lieux écartés ;
Il s'y voit ; il se fâche ; et ses yeux irrités
Pensent apercevoir une chimère vaine.
Il fait tout ce qu'il peut pour éviter cette eau ;
Mais quoi, le canal est si beau
Qu'il ne le quitte qu'avec peine.
On voit bien où je veux venir.
Je parle à tous ; et cette erreur extrême
Est un mal que chacun se plaît d'entretenir.
Notre âme, c'est cet Homme amoureux de lui-même ;
Tant de Miroirs, ce sont les sottises d'autrui,
Miroirs, de nos défauts les Peintres légitimes ;
Et quant au Canal, c'est celui
Que chacun sait, le Livre des Maximes.
                                                                              
                                                                      Jean de la Fontaine

 

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