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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 11:48

Je sais que de nombreuses personnes se posent des questions sur mon parcours. Ils suivaient bien mes histoires à 7allouf Land et dans les couloirs des hôpitaux quand d’un coup je me suis retrouvée à Beyrouth à appeler au secours quand la guerre s’est déclenchée ! Cela parait un peu bizarre je dois l’avouer, et pour vous aider à faire le lien je commencerai à parler un peu plus en détails sur ce que je suis partie faire à l’Université Américaine de Beyrouth pendant une année.

Il s’agissait d’un Master en Santé Publique ! Dit comme ça, cela ne veut rien dire parce que ça ne suit pas le chemin habituel en médecine. Chez nous, tu finis, il y’a trois grandes voies : Passer le concours de résidanat pour faire une spécialité, passer le concours d’intégration pour travailler comme médecin généraliste avec l’état ou ouvrir son cabinet privé ! Donc déjà choisir de suivre une quatrième voie paraissait décousu et que ce soit au Liban en plus ! C’était trop !

Alors pourquoi ce choix ? J’avais envie de changer le monde…ça fait rire ; oui, mais je n’étais pas la seule à le penser, tous ceux de ma classe – enfin presque- ont fait ce master pour la même raison ! Bien sûr on revient vite sur terre après quelques cours et le début des examens, mais reste l’envie de changer la vie d’une communauté, d’une collectivité, d’améliorer leurs conditions et puis surtout d’améliorer leur état de santé. Mais cela ne se passe pas dans un cabinet mais plutôt sur le terrain, avec les gens eux même, qui doivent participer à tous les programmes qui leur sont destinés. Cela allait d’une part m’épargner les frustrations des centres de santé et de l’hôpital parce que plus de la moitié des malades n’avaient pas de quoi acheter leur traitement et mourraient parce qu’ils étaient pauvres et d’autre part allait me permettre de continuer dans l’associatif tout en restant dans le médical ! enfin…un truc du genre ! J’ai oublié au fait de vous dire que quand j’avais ces idées, je changeais mon prénom pour devenir Alice au pays des merveilles, parce que dans la vraie vie, les choses ne se passent pas vraiment comme ça…

Donc pour commencer, je ferai avec vous le premier exercice du master ! C’est quoi pour vous la santé publique ?

Dans la tête du marocain, un médecin qui fait de la santé publique, est un médecin qui travaille au ministère de la santé, plus précisément un généraliste qui bosse dans un patelin perdu ou qui ne connaît plus rien à la médecine ! y’en a encore qui confondent médecine générale et santé publique ! et je pense que ça serait bien de donner une idée plus précise cette discipline.


Public health is "the science and art of preventing disease, prolonging life and promoting health through the organised efforts and informed choices of society, organizations, public and private, communities and individuals." It is concerned with threats to the overall health of a community based on population health analysis.

 

« La santé publique est la science et l’art de prévenir les maladies, prolonger la vie et promouvoir la santé à travers des efforts organisés et des choix consentants d’une société, d’une organisation privée ou publique, de communautés et d’individuels.  Elle s’intéresse aux menaces de la santé en général d’une communauté donnée et elle se base sur l’analyse de la santé des populations. » Excusez ma traduction un peu tirée par les cheveux ! 

 

Bon je pense que c’est un début…d’autres posts viendront pour mieux expliquer ce choix professionnel. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser…

Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Public_health


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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 16:52

Ça fait longtemps que je cherche le générique de cette série. Elle me rappelle le lendemain des gardes, vu que je m’endormais en la regardant !
J’adore le personnage de Monk, un ancien policier qui a suite à la mort de sa femme a développé des troubles obsessionnels compulsifs. A cause de son état, il a été viré de son poste. Il décida alors de bosser comme détective privé, auquel on fait appel pour résoudre les crimes les plus énigmatiques de San Francisco.
Chaque épisode est un vrai délice, je suivais la série avec une délectation puérile. J’adooooooooooore. Grâce à Marc, j’ai découvert une mine à génériques !  Je commencerai par celui de Monk et viendront d’autres…
Monk est atteint d’un TOC ! Il se lave les mains 60 fois par jour, il range ses CDs avec un ordre exemplaire, il refuse de serrer la main à n’importe qui, il ne peut monter dans une voiture n’importe comment. Le jeu de l’acteur Tony Shalhoub est excellent, et rend le personnage encore plus attendrissant.
N’oublions pas que ces troubles rentrant dans le cadre des troubles anxieux rendent la vie infernale à un tas de malades.
Les TOC englobent à la fois des obsessions et des compulsions.  Les obsessions, ce sont des pensées, des idées ou des images qui font irruption dans tête de manière récurrente et persistante. Elles s'imposent et se répètent sans laisser l'esprit en repos. Souvent les obsessions ont un contenu douloureux, inacceptable, dégoûtant ou anxiogène. La personne les trouve généralement absurdes et s'efforce de les chasser ou de les neutraliser mais la lutte et la résistance sont souvent inefficaces. Cela génère une anxiété et une détresse importante.
par exemple peur des germes et donc d’être contaminés ! Conséquence, ces gens se lavent les mains 36 0000 fois par jour, c’est ce qu’on appelle les compulsions !

Les compulsions sont des actes répétitifs que la personne se sent obligée d’accomplir en réponse à une obsession ou selon des règles préétablies. Cela peut aussi bien être une activité manuelle (lavages, rangements…) que mentale (compter dans sa tête, répéter des phrases, prier…). En général, la compulsion a pour but d’éviter un évènement redouté ou de chasser une détresse ou une anxiété. Le malade reconnaît le caractère absurde, dérisoire et gênant de ses actes, mais il ne peut s'en empêcher. Les rituels peuvent prendre des heures et l'entourage doit parfois y participer.
la présence d’une obsession ou d’une compulsion ne suffisent pas pour parler de TOC. Car nous avons tous des pensées qui nous obsèdent. Chacun d’entre-nous possède également des manies ou des rituels. Pour que le trouble obsessionnel compulsif soit avéré, il faut que ce comportement engendre une souffrance, une détresse. Le TOC prend généralement plus d’une heure par jour et a des retentissements sur la vie sociale et professionnelle. Il s’agit ainsi d’un véritable comportement handicapant, qui gâche littéralement la vie du malade et souvent de son entourage.
Pour en savoir plus.
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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 02:26

"Parlez vous Sbitarien ?" Un article à lire avec un grand sourire ;-)

 

 

Les étudiants en médecine casablancais ont autant le sens de l’humour que celui de la communication. Le Conseil des étudiants en médecine de Casablanca (CEMC), qui vient combler un vide en matière de représentation des étudiants et de participation à la prise de décision, vient en effet de publier le premier numéro de «Toubib or not to be», le journal de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca.
Le ton de ce journal, publié sous la forme d’un magazine d’honnête facture, «se veut léger et acéré, simple mais efficace (…) truculent, haut en couleurs et assumant, sans complexe, l’entrecroisement de langues qui fait la richesse (…) de notre culture. De la darija, du berbère, de l’anglais viendront de temps à autre à la rescousse d’un français souvent incapable d’exprimer seul toute la complexité de certaines réalités…»
Au rayon dérision, on se délectera donc de l’article intitulé «Métaphysique de la blouse blanche» dans lequel Roukaya Benjelloun, 5e année, se demande pourquoi le service de néonatologie est-il situé à plus d’un kilomètre de la maternité? «Parce que, ironise-t-elle, une étude menée en triple aveugle (des yeux, du cœur et du bon sens) a montré que 98% des bébés préféraient le confort spartiate d’une ambulance branlante à la douce chaleur du ventre de maman». Ou alors parce que «les généticiens viennent d’identifier un gène existant uniquement chez les citoyens du plus beau pays du monde, le XB2démerdetoitouseul, capable de s’activer dès la sortie de la filière génitale»
Au rayon sémiologie et linguistique, on suivra avec intérêt la rubrique «Do you speak sbitarish» (Parlez-vous sbitarien ?) dans lequel Sanaâ Touil, étudiante de 4e année, essayera de «chercher les mots les plus fréquemment entendus et utilisés dans le milieu hospitalier marocain et trouver par la même occasion leurs significations exactes, sinon approximatives dans le jargon médical».
Exemple : la tête de l’humérus se dit en marocain «erroummana», la grenade. Ceux qui ont déjà eu l’occasion de voir une tête d’humérus apprécieront la logique de l’appellation. Quant au coccyx, les apprentis médecins finissent plus ou moins vite à le reconnaître sous l’appellation «aadim ttéw», ce qui pourrait se traduire par le petit os du croupion…
Le témoignage des étudiants vient confirmer le bien-fondé de cette rubrique lexicologique. C’est par exemple l’histoire d’Amal B., qui prépare actuellement le concours d’internat, et qui s’est un jour trouvée confrontée, en rhumatologie, à une patiente qui faisait état d’analyses ayant révélé 3 grammes de «brouda», littéralement de froid, dans le sang. Pour Amal, le mystère demeure entier dans la mesure où aucun des marqueurs correspondant aux pathologies rhumatismales n’est dosé en grammes.
C’est aussi celle de Manal B., qui raconte dans son blog avoir mis quatre ans à comprendre que dans le langage populaire, «moujloud» signifiait abcès, qui ne sait toujours pas quel mal désigne ce «boukebbar» dont ses malades lui parlent tout le temps et qui s’est résignée à entendre désigner par «boumezoui» toute la gamme des douleurs abdominales : gastro-entérologiques, péri-ombilicales ou épigastriques.
C’est ainsi que Manal s’est fait un devoir de reproduire sur son blog, à destination des nombreux apprentis médecins qui la lisent régulièrement, la première liste de termes publiés dans «Toubib…»
Cela dans la mesure où, souligne Amal, il est important de pouvoir reconnaître les termes utilisés par les malades lorsque ceux-ci se rapportent à un symptôme unique.
Amine Arsalane, étudiant en 4e année et membre du comité de rédaction de cette revue, s’empresse toutefois à préciser que la compétence du médecin permet de dépasser tous les problèmes de communication.
Il demeure pourtant, témoigne Amal, le cas de ces malades exclusivement amazighophones pour qui les problèmes de langue prennent vite la dimension d’un calvaire, «lorsqu’il n’y a pas dans les parages, précise-t-elle, un médecin ou une infirmière de bonne volonté pour servir d’interprète»

 

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31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 01:52

31 Mai, journée mondiale sans tabac…et si cette cigarette était la dernière ?
Parce que Fumer tue…cliquer sur le lien pour visualiser la vidéo, vous allez adorer !!!
Pour en savoir plus.

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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 11:53


La métoposcopie est l’art de prédire notre destinée par nos grains de beauté. Cette méthode permet également de déterminer nos traits de caractère, notre personnalité et notre futur. La peau humaine est comme un ciel. Si les étoiles et les planètes composaient des signes qui permettaient une interprétation du destin, il en allait de même avec notre peau et les taches qui la constellent. La métoposcopie permet de mieux se connaître soi-même tout en nous permettant de mieux connaître les gens qui nous entourent. Il suffit de prendre conscience des grains de beauté des gens afin de découvrir leurs traits de caractère. Il y a différentes significations selon l’emplacement du grain de beauté et selon le sexe de la personne.

Alors si une femme a un grain de beauté au milieu du front c’est qu’elle possède un caractère assez instable, et qu’elle fait preuve d'indécision dans ses choix, si elle en a au niveau de son sein gauche, elle a donc un besoin en relation avec l'amour, la tendresse, la douceur mutuelle. Quant à l’homme, il est têtu s’il a un grain au milieu de son menton, et il préférait les relations qui le favorisent sur le plan professionnel si il a un grain de beauté sur sa main gauche…

Mais si certains prédisent l’avenir en analysant les grains de beauté, ces derniers peuvent cacher un futur bien sombre. Ces grains de beauté, encore dits naevi, peuvent, soit spontanément, soit après avoir été arrachés, se transformer, grossir, devenir irréguliers, saigner, des signes devant amener à consulter son médecin. Les personnes qui ont de nombreux grains de beauté ont un risque plus élevé de développer un mélanome et doivent donc les faire examiner régulièrement.
Loin d’être un signe de beauté, encore moins une carte de l’avenir, les grains de beauté sont des lésions prédisposant aux cancers de la peau, et particulièrement au mélanome.
La plupart des mélanomes malins sont d'apparition spontanée; seuls 20 à 40% prennent naissance à partir d'un nævus pigmentaire.
La dégénérescence d'un nævus est donc rare.  Mais le dépistage des individus à haut risque de mélanome – peau claire, exposition au soleil- permet d’améliorer le pronostic, il faut donc garder en tête que :

 

- Une tache brune ou noire sur la peau qui se modifie (en taille, en forme, en couleur, en contour) en quelques semaines ou mois, en dehors de l'enfance, impose une consultation rapide ;
Personne n'est mieux placé que soi-même ou ses proches pour surveiller sa peau ;
-
Enlever un grain de beauté suspect est un geste simple, sans danger; l'enlever trop tard peut signer l'arrêt de mort ;
-
Si un membre de la famille a présenté un mélanome ou si le sujet est porteur d'un grand nombre de grains de beauté plats, plus larges qu'un diamètre de crayon, il est prédisposé à développer un mélanome ;
-
Plus le nombre de grains de beauté est élevé, plus le teint et les cheveux sont clairs, plus le risque de développer un mélanome est grand. Ce risque est d'autant plus net que l'exposition au soleil a été importante.

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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00

Merci Monsef de me dire que le Maroc importerait, euh, non importera des bulgares pour travailler dans les zones enclavées, et pas n’importe quels bulgares ;-), je parle bien de médecins spécialistes.

Selon aujourd’hui le Maroc, le Maroc a aujourd’hui besoin de médecins spécialistes. Il y’a toujours eu une pénurie de spécialistes chez nous, et à l’ère du départ volontaire, le ministère de la santé, peine à combler ce vide.

Etat des lieux :

« Il y a plusieurs semaines, ce département lançait un appel à candidature pour l’embauche de spécialistes devant exercer dans une vingtaine d’établissements publics dans des régions enclavées dont Dakhla, Tata, Bouarfa, Guelmim, Taourirt ou encore Errachidia, Missour, Jerada, Sidi Ifni et Sidi Bennour.
L’avis en question visait notamment les spécialistes en anesthésie-réanimation, en gynécologie et en chirurgie générale et fixait le 30 septembre dernier comme dernier délai pour le dépôt des candidatures sachant que l’embauche devait se faire sur dossier. Après cette date, nous apprend une source au ministère de la Santé , la direction des ressources humaines de ce département n’a reçu aucune demande si ce n’est celle d’un praticien ayant été formé dans l’un des pays de l’Est et qui devra fournir une équivalence
. »

 

Situation alarmante mais hilarante…

Le Maroc a besoin de 260 spécialistes en URGENCE, et il en a besoin justement dans les régions les plus enclavées…dire que 246 formations de santé (services, centres ou petits établissements) sont fermées pour manque de personnels…

« Interrogés par ALM, plusieurs professionnels évoquent le manque de motivation pour rejoindre ces « coins perdus »-Ils sont bien perdus-, mais aussi les problèmes qui risquent de surgir pour les praticiens mariés et qui ont des enfants à scolariser. Le « Maroc inutile » n’intéresse pas les disciples d’Hippocrate même quand il s’agit de Sidi Bennour, à un vol d’oiseau de la ville d’El Jadida. La santé, les recommandations de l’OMS peuvent attendre.
Plusieurs sources interrogées affirment que, sans être le seul facteur à incriminer, le départ volontaire de la fonction publique a aggravé la situation. En clair, le département de Biadillah n’avait qu’à ne pas permettre, autoriser, le départ de 236 spécialistes partis avec un autre lot de 135 médecins généralistes et 1.183 infirmiers. »

 

Ainsi et pour résoudre le problème, le ministère de la santé fait appel à des spécialistes étrangers. Les bulgares ont répondu présents et bientôt, ils iront rejoindre leurs postes à  Bouarfa, Outat El Haj ou Tinghir  dans les mêmes conditions et avec les mêmes indemnités et avantages consentis à un spécialiste du terroir.

 

ALM pose la question : que coûte un spécialiste à l’état ? « Enormément, y compris en effort – de la part de l’état ?????? Faut venir voir la formation des résidents au sein du CHU-. Pour devenir spécialiste, il faut passer et réussir son concours de résidanat. La durée de formation est de quatre ans pour les spécialités médicales alors qu’il faudra consentir un an de plus pour les spécialités chirurgicales. Ce parcours est sanctionné par un examen de fin de spécialisation et l’obtention d’un diplôme (DSM). Chaque spécialiste aura auparavant signé un contrat-engagement où il prend sur lui, en principe, de travailler dans le public pendant huit ans. En principe seulement, car les «parades» ne manquent pas. »

 

Mais ALM ne savent pas qu’un nouveau système est instauré, et que pas tous les spécialistes devront signer un contrat. Certains d’entre eux, ne seront plus des résidents, mais des bénévoles… ils travailleront tout comme les contractuels, mas toucheront 2000 dhs par mois tout au long de leur formation. Mais après la fin de la spécialité, ils pourront travailler dans le secteur privé sans devoir passer 8 ans avec l’état, justement, dans les régions les plus enclavées du royaume.

Je me demande quel demain attend la santé marocaine ?

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8 septembre 2005 4 08 /09 /septembre /2005 00:00

Vous vous êtes déjà demandé quelle est la relation entre un ordinateur portable et un spermatozoïde ?

C’est pas tous les jours qu’on vous pose une question pareille, et pourtant…des milliers d’ordi portables et des milliards de spermatozoïdes sont produits quotidiennement dans tous les coins du monde…[enfin, presque…] …

Sur un fauteuil, dans une salle d’attente, dans un aéroport, dans les toilettes, sur une marche, au lit…s’il est portable cet ordi, c’est qu’on le trimballe partout…et là, il siège généralement sur vos cuisses !!

Mais si je vous dis que les microprocesseurs présents dans ces ordis entraînent une augmentation importante de la température  principalement au niveau de la face inférieure de l’appareil située à proximité des organes génitaux externes. Or, de nombreuses études épidémiologiques ont retrouvé une association statistique entre de fortes augmentations prolongées de la température scrotale et la probabilité de l’infertilité chez l’homme.

Des chercheurs ont donc essayé  d’objectiver une éventuelle augmentation de température scrotale liée à l’utilisation « ambulatoire » des ordinateurs portables…l’étude a confirmé l’existence d’une augmentation de la température scrotale externe chez les utilisateurs d’ordinateurs portables en relation avec la position assise prolongée cuisses fermées et la chaleur dégagée par le microprocesseur de l’appareil posé sur le genou…

Cette étude n’informe pas sur la température scrotale interne, ni sur les éventuelles répercussions sur la spermatogenèse. Néanmoins, ces questions méritent d’être posées vu que ce nouveau style de vie se répand de plus en plus parmi les jeunes adultes.

Des études restent donc nécessaires pour juger des effets réels de ces appareils sur la santé reproductive masculine.

 

D’après, Human Reproduction 2005, n° 20.

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15 juillet 2005 5 15 /07 /juillet /2005 00:00

Le syndrome de MEIGE se caractérise par  un blépharospasme associé à des spasmes de la partie basse de la face et des muscles du cou et de la mandibule.

Il est dit primaire, quand aucune étiologie n’est retrouvée.

Mais  il peut être secondaire à des affections intra-crâniennes.   

Merci Mehdi pour ton invit à la thèse, j’ai appris beaucoup de chose…

Félicitations ;-)

 

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1 juillet 2005 5 01 /07 /juillet /2005 00:00

Le médecin est une personne habilitée à exercer la profession médicale  après obtention d’un diplôme sanctionnant une période déterminée d’études.

Après acquisition d’un certain nombre de connaissances, le médecin est sensé rétablir,  préserver et promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux, il doit respecter  toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.

 

 

Le médecin est amené à diagnostiquer, raisonner, et guérir les maux. Il a affaire à grand nombre de virus, bactéries, anti-corps ; il lutte contre plusieurs pathologies, essaie de les prévenir, de les traiter se servant de sa science et de son savoir-faire.

Mais le médecin traite avant tout des malades, des êtres loin d’être de simples porteurs de germes.

Chaque malade est une entité à part. De cette diversité découle un comportement différent, disons, approprié ou adapté à chaque « type » de patients.

Le médecin doit savoir gérer l’anxiété de certains, l’indifférence des autres, et la négligence de bien d’autres. Il doit faire de son malade un partenaire pour combattre la maladie, il doit gagner sa confiance et celle de sa famille. Il doit savoir transmettre les messages de la façon la plus  neutre possible.

 

Cette attitude qui définit la relation médecin-malade, et où s’entremêlent deux individus ayant deux personnalités bien distinctes, fait que le métier de médecin est loin d’être anodin.

Toute démarche doit répondre à une éthique exemplaire, tout pas envers le malade doit échapper à la spontanéité et l’anarchie, et se plier aux lois qui régissent notre métier.

 

De ce fait, j’estime que ce thérapeute ne doit en aucun cas refléter une appartenance quelconque, qu’elle soit politique, idéologique ou théologique. La neutralité du praticien devrait être respectée lors du contact avec le malade, loin des conflits qui risquent d’être inspirés par cette apparence.

Il serait très difficile à un malade recherchant une identité religieuse, de se confier à un psychiatre dont l’aspect prédit déjà sa position sur le sujet. Il serait également ardu à un patient de parler de sodomie, d’homosexualité, de vagabondage, ou de masturbation devant un médecin qui, de par son apparence reflète un courant qui refuse catégoriquement ces attitudes.

Certes, nous sommes dans un contexte musulman, mais cela ne nous impose pas, en tant que praticien d’évoquer la morale religieuse dans notre discours.

 

Face à la certitude du pronostic, quand la science dit son mot et que la vie se prosterne devant l’imminence de Thanatos, comment devra-t-on agir ?

Dans l’un des débats que j’ai lancé, les avis se partageait, finalement, annoncer ou pas la maladie létale doit être traité au cas par cas.

Mais quand la vie se chiffre en mois, ou en semaines… doit on dire aux malades de se retourner vers Dieu, la mort frappe à vos portes ! Pensez à l’au delà ?

Cette question a fait l’objet d’une longue conversation que j’ai eue avec l’un de mes collègues du stage ; pour lui, mettre un patient mourrant sur la bonne voie est un devoir. Pour moi, cela reviendrait à heurter l’éthique médicale ; après tout, nous devons soutenir le malade jusqu’au bout, lui dire la vérité,  la vérité scientifique.

Pour convaincre dit-il, il serait plus judicieux de faire intervenir le discours religieux : exemple : un malade qui boit ; que vas-tu lui dire ?! Personnellement, je lui étalerai les méfaits de l’alcool, les conséquences de sa consommation, à court à moyen et à long terme, je lui dirai clairement ce que la science a prouver : boire nuit à la santé.

Pour mon collègue, cette attitude est minimaliste, il faudrait peut être dire au malade, que boire nuit à la santé, et que c’est aussi 7ram, et que Dieu ne tolère pas ce comportement.

Pour lui, le discours religieux a plus de poids dans notre contexte. Dans un pays où le médecin est presque vénéré (enfin…), ses paroles valent de l’or, et il faut –d’après lui- profiter de ce pouvoir pour orienter les malades et les mettre sur la bonne voie.

 

 

Utiliser le discours religieux en s’adressant à un malade qui approche sa fin, ou qui nuit à sa vie, reviendrait pour moi à le pénétrer dans sa profonde intimité. Mon rôle se cantonne à bien prendre soin de lui, faire de mon mieux pour améliorer son état dans la mesure de mon possible, tout en gardant un esprit scientifique, rationnel, médical et éthique.

J’espère pouvoir accomplir ma mission dans ce sens, et être à la hauteur pour ne pas nuire à la santé physique ou psychique de mes patients.

 

 

Et vous, qu’est ce que vous en pensez ?

 

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1 juin 2005 3 01 /06 /juin /2005 00:00

Je suis en médecine interne…

L3ilm kaytchetet…

Premier staff mardi après midi, je vous dis pas, c’est la galère après le déjeuner, je n’avais qu’une envie : Dormir…

Mais bon, je partage avec vous un nom bizarre qui a été évoqué au cours de ce staff : le POEMS syndrome.

 

P: Polyneuropathie périphérique (polyradiculonévrite chronique) 

O: Organomégalie (hépatomégalie, splénomégalie, lymphadénopathie) 

E: Endocrinopathie (impuissance, hypogonadisme, aménorrhée, gynécomastie, diabète, hypothyroïdie) 

M: Monoclonale gammapathie fréquemment associée à des lésions osseuses.

S: Skin abnormalities , anomalies de la peau (hyperpigmentation, hypertrichose, hyperhidrose)

 

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