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29 mai 2005 7 29 /05 /mai /2005 00:00

Aicha…elle le hantait…

Il la voyait partout, elle lui dictait ce qu’il devait faire…

Elle était belle, toute vêtue de blanc…

C’est elle qui lui a dit que sa femme le trompait, il l’a battue…

C’est elle qui lui a dit que sa mère trompait son père, il eut envie de la tuer…

Aicha le guidait, lui disait tout…

Elle lui a dit que tout le monde lui voulait du mal…

Aicha était son délire, sa maladie.

La schizophrénie est une psychose décrite pour la première fois par le psychiatre suisse Eugène Bleuler en 1911…

Etymologiquement, schizo= fendre, phren= esprit…

Dans la schizophrénie, il y a une sorte de séparation, de dissociation… quelque part, l’esprit du malade est scindé en deux…

C.K. avait des hallucinations visuelles et auditives, il voyait Aicha, il l’entendait…

Il en était convaincu, il était sur de sa présence, personne ne pouvait le dissuader…

C.K. était malade, mais ne le savait pas… un schizo n’est jamais conscient de sa maladie.

 

                                                          A suivre…

 

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26 mai 2005 4 26 /05 /mai /2005 00:00

Lors de mon stage de psychiatrie en 5ème année, j’étais affectée au secteur fermé hommes !!

Je vous raconte pas, j’ai eu la trouille de ma vie quand je l’ai su, déjà je ne savais pas à quoi ça pouvait ressembler…

Chaque jeudi, on avait un malade à présenter, je devais donc, voir mon malade lundi et mardi pour être prête pour jeudi.

Le premier jour, je débarque… on me donne un nom de malade : C.K !

Je vais voir l’infirmier responsable pour lui dire de m’appeler le malade pour que je puisse lui parler ; surpris, il me regarde d’un air moqueur et me demande de le suivre…

Et je le suis, on s’arrête devant une grande porte en fer rouillé, il sort un poignet de sa poche, et l’ouvre…

On prend un long couloir, obscur pour arriver devant une autre porte, très sale…

Il l’ouvre avec son poignet, me demande de rentrer et ferme la porte derrière lui…

A peine j’ai eu le temps de me tourner, j’ai trouvé tous les internés autour de moi… j’ai eu la trouille de ma vie, je ne savais plus quoi faire, alors j’ai appelé le nom que j’avais : CK ! un homme faisant 180 cm, a surgi de nulle part pour me dire : houa ana a douktoura !!! Son visage était balafré, il avait un regard agressif, il dégageait une colère inexplicable…

Il s’est approché de moi… j’ai eu putainement peur, je me suis retournée, j’ai frappé à la porte derrière mon dos avec toutes mes forces, je l’ai regardé dans les yeux deux secondes, et je lui ai dit : je reviens demain !!!

J’avais plus envie de revenir, j’ai eu très peur… mes copains du stage m’ont dit clairement : Manal, on t’aime beaucoup ; elmossamaha…

J’appréhendais le moment où j’allais le voir, je ne savais pas comment je devais me comporter, je ne savais ce qu’il avait, avec les paranos faut pas rigoler, avec les psychopathes, sauve qui peut, avec les schizophrènes, c’est limite… dire que je devais faire le diagnostic moi-même.

Le lendemain, je suis allée redemander à l’infirmier de me guider, je suis rentrée, il m’a vite reconnue, il est venu vers moi : douktoura, je veux voir mes enfants ! Il avait les larmes aux yeux…

Ce moment m’a beaucoup touché…

On est allé s’installer dans un coin dans la cours, je lui expliqué qui j’étais, et j’ai commencé ma première anamnèse en psychiatrie…

Petit à petit, la peur s’est envolée, son regard n’était plus agressif, c’était un malade comme les autres, un monde à part, à explorer…

Un monde différent, opulent, loin d’être ordinaire…

Les fois où je rentrais à la cours pour voir d’autres malades, CK ne laissait personne me déranger, il me protégeait des autres… il me cherchait mes patients, et me guidait vers eux…

Je sentais qu’il veillait sur moi…

Ce malade m’a beaucoup marqué, il dégageait beaucoup de tendresse…

Il était schizophrène…

 

                                                                             To be continued…

 

 

 

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23 mai 2005 1 23 /05 /mai /2005 00:00

Et voilà ce qu’on appelle un Dimanche !!!

Je sais que ça peut paraître bizarre, mais bon, ça fait pas de mal de partager ça aussi ;).

Demain je présenterai ce rapport aux profs, dites moi vous ce que vous en pensez !

Bilan de 2 mois en gynéco, mais très à la soft J.

 

 

                    "La gynécologie obstétrique est l’un des modules principaux dans la formation du médecin généraliste. Dans ce sens, un stage de 9 semaines dans une maternité hospitalo-universitaire est un passage obligatoire pour tout étudiant en 6ème de médecine.

Après deux mois en chirurgie viscérale, un mois en traumatologie, un mois en réanimation chirurgicale et deux mois en pédiatrie, nous avons été affectés le 22 Mars 2005 à la maternité des orangers.

Nombreuses ont été nos interrogations à propos du service, nous n’avons pas hésité à demander des renseignements auprès des groupes qui nous ont précédé, et leurs réponses ne faisaient qu’augmenter à chaque fois nos appréhensions…

Les avis se partageaient, et  entre ceux qui disaient que c’était un stage stressant et infernal, ceux qui le défendaient en tant que stage formateur, se plaçait une minorité d’étudiants qui exprimait totale satisfaction.

Influencés par les préjugés, quatre externes ont préféré invalider leur stage dès le départ et ne se sont même pas présentés.

Vint donc le jour où nous devions commencer nos 9 semaines… les échos recueillis ont bien insisté sur  le staff du matin, tout le groupe était présent à 8h15 dans la salle de cours.

Regards méfiants, angoissés… ambiance tendue, silence morbide, tel était notre premier contact avec la Maternité.

 

                              Premier staff, premières constations… ils ne nous a fallu que quelques minutes pour comprendre que le mot d’ordre général était : LA RIGUEUR.

Tous les protocoles étaient définis, il faut juste appliquer ‘rigoureusement’ les règles.

La discussion était très enrichissante, toutes les décisions prises sont argumentées, expliquées, disséquées…nous avons compris qu’on était dans un service très différent des autres, où l’anarchie n’avait pas de place.

Après le staff, Pr Chraibi nous a rapidement souhaité la bienvenue au service, avant de nous confier à Pr Elbarnoussi, responsable du groupe.

On sentait qu’aucun de ces pas n’était improvisé, même l’accueil des 6ème année était codifié.

Le discours de la responsable du groupe était ferme. Comme Pr Chraibi, elle a  insisté sur le fait de devoir se consacrer entièrement à la gynécologie obstétrique durant les 9 semaines à passer dans la maternité, ainsi que de devoir se plier aux règles de cet établissement.   Objectifs et règles du stage ont été listés.

Nos regards exprimaient la même angoisse, on aurait dit un régime militaire. 

 

                               Les objectifs du stage correspondaient à nos attentes, on s’accordait sur les notions théoriques et les gestes pratiques à acquérir pour être de bons généralistes en matière de gynécologie obstétrique.

Les objectifs comportaient deux volets principaux, l’un théorique, l’autre pratique.

D’une part, nous devions maîtriser l’anatomie, et la physiologie en rapport avec la gynécologie obstétrique, savoir diagnostiquer et prendre en charge un certain nombre de pathologies gynécologiques et obstétricales.

D’autre part, nous avions une panoplie de gestes pratiques à effectuer.

L’atteinte de ces objectifs ne pouvait se concevoir sans un effort personnel, pour savoir s’intégrer dans le groupe  et montrer son intérêt ; mais aussi sans le soutien des résidents pour nous pousser à briser la glace et dompter le stress.

 

                            Le déroulement du stage a subi un rythme crescendo, lors des premières semaines, on se limitait à observer, pour comprendre et se mettre progressivement dans le bain. La tâche n’a pas été facile, les résidents et les profs n’affichaient guère un air sympathique pour nous rassurer, bien au contraire, on nous critiquait systématiquement sur tout ce qu’on faisait ; ce qui a peut être fait fuir six autres externes du groupe.

 La maternité compte 2 services, un de gynécologie, et un autre d’obstétrique. Nous avons passé un mois dans chacun pour cerner les deux disciplines et être au courant des conduites à tenir appliquées

 

Du 22/03 au 25/04, j’étais en gynécologie. Les activités étaient comme suit :

-         Bloc opératoire : notre rôle consistait à assister aux interventions chirurgicales des malades hospitalisées au service,  ensuite nous devions assurer la surveillance post opératoire des patientes durant les deux heures qui suivaient l’acte opératoire.

-         Visites au service : pour la plupart, elles étaient techniques. Nous étions donc obligés de connaître les malades pour pouvoir suivre le rythme. Les pathologies variaient entre tumeurs du sein, fibromes, kystes ovariens…etc.

-         Consultation externe : au début, on nous ignorait complètement, mais petit à petit, nous avons commencé à examiner les malades, proposer des diagnostic et des conduites thérapeutiques.

-         Staff chirurgical : tous les jeudis, pour faire le programme opératoire de la semaine.

 

  Du 26/04 au 25/05, j’étais affectée en obstétrique, les activités étaient comme suit :

-         Planification familiale : service où nous avons appris à prescrire les différentes méthodes contraceptives en fonction de chaque cas. Notre activité était beaucoup plus pratique que théorique.

-         Consultation prénatale : prise en charge des grossesses, surveillance et suivi des femmes enceintes et dépistage des grossesses à risque.

-         Visites au service : pour suivre l’évolution des malades hospitalisées qui sont pour la plupart des grossesses à haut risque.

 

Tous les quatre jours, un binôme devait assurer la garde dans la salle d’accouchement. Des gardes de 24 heures ; sans récupération le lendemain. Au début, ça nous a paru barbare, mais au fil des jours et garde après garde, nous nous sommes habitués au rythme.

Lors des premières gardes, l’ambiance était glaciale, et nos contacts avec les résidents se limitaient à ce qu’on devait faire ; à savoir les surveillances post opératoires des césariennes, des GEU, les surveillances du travail, les activations, les déclenchements…

On avait droit à quelques Touchers vaginaux à dilatation complète, sans plus.

 

 

                     Le départ de six externes était un vrai point d’inflexion dans l’histoire de notre stage, les encadrants ont réalisé  à quel point on était  motivés pour rester et travailler, malgré le stress du stage. Ce fut pour eux, une preuve de notre sérieux, chose qui s’est vérifiée à travers notre assiduité et travail au niveau des services et lors des gardes.

Semaine après semaine, nos responsabilités semblaient devenir plus importantes, nous sommes arrivés, grâce au soutien des résidents à nous forger une place dans l’équipe et nous sentir membre de cette grande famille des Orangers.

La rigueur est devenue notre règle, le sérieux notre devise, et le travail est devenu agréable au sein d’une famille, qui comme toutes les familles ne veut que du bien pour ses enfants.

Je me l’étais toujours dit, un stage où on s’intéresse tant aux 6ème année, où on leur consacre du temps, de la documentation, où on leur fait des topos, où on fait tout pour mieux les former, ça ne peut être qu’un excellent stage.

 

                          Les staffs matinaux sont une vraie mine, on y trouve une opulence sans rival. Maints cas y sont discutés, l’intérêt des malades prime, et la prise en charge codifiée de la mère et du nouveau né est incomparable. Le fait d’y assister régulièrement nous a  permis d’apprendre énormément de choses, et rien que pour ces séances de discussion où l’on haussait le ton des fois, je pense que tous les externes qui sont passés dans le service vous seraient  toujours reconnaissants.

J’étais particulièrement touchée par le fait que Pr Elbarnoussi ait corrigé les résumés qu’elle  nous a demandé de faire, qu’elle se soit impliquée pour nous faire travailler, exposer des topos sur des thèmes très importants, à savoir la pré éclampsie et la césarienne.

Cet esprit, on ne le retrouve pas dans tous les stages.

Les topos faits par le profs était également très intéressants, car basés sur l’interactivité. Ces différents thèmes nous ont permis de revoir un peu notre cours, et mettre le point sur les éléments essentiels.

Une autre occasion pour discuter de cas intéressants, était les petites mises au point après le staff, mais qui malheureusement n’ont pas été très nombreuses. Seuls un cas d’utérus cicatriciel avec Pr Elbarnoussi, et deux cas d’éclampsie avec Pr Bezad ont été discutés durant toute la période du stage.

 

 

                         En terme de résultats : je dirai objectifs atteints à 100%. La formation est excellente, l’encadrement est sans faille au sein de la maternité. J’estime que tout externe de 6ème année qui se soucie de sa formation, ne pourra que trouver sa satisfaction au sein de ce stage.

Rares sont les services qui prêtent attention à la formation des externes, le fait d’avoir préparé un carnet de stage, un programme de formation, est une chose qui marque, et qu’on ne retrouve pas dans tous les services.

Ce stage m’a permis d’apprendre énormément en matières de gynécologie obstétrique, et j’espère pouvoir être une fidèle ambassadrice de la formation dans la périphérie.

Quoique je dise, je ne saurai remercier l’équipe…Merci."

 

 

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22 mai 2005 7 22 /05 /mai /2005 00:00

Mon passage à l’hôpital psychiatrique Er-Razi m’a beaucoup marqué. S’il y a une chose que j’ai bien gardée en tête, c’est que personne n’est à l’abri de la folie…

Avec chaque malade, je me rendais compte, que ça pouvait être moi à n’importe quel moment…

Le fil qui nous sépare de la maladie mentale est très fin, pour une raison X ou Y, on peut se retrouver de l’autre côté…

J’ai toujours été intéressée par la psychiatrie, c’est un monde fascinant…

Peu de gens s’y intéressent, que ce soit en médecine ou autres… Figurez vous qu’il y a des médecins avec nous, qui me disent qu’en pratiquant la psychiatrie, on finit par devenir fou !!! [Allez, Figurez vous ;)] !

Quand j’étais au collège, j’avais commencé un scénario parlant des problèmes de la psychiatrie au Maroc, en insistant sur la culture des F’kih, Jnoune, Shour etc…

J’ai perdu ces papiers, mais je garde quelques souvenirs en tête… ce dont j’ai envie réellement, c’est de changer la vision des gens sur la maladie mentale.

Un collègue à nous a été hospitalisé à Er-razi, cet événement m’a beaucoup affecté, j’en suis profondément chagriné… ça aurait pu être n’importe qui d’autre, ça aurait pu être moi…

Ma mère m’a dit : ne sois pas triste, il ira mieux, il va guérir…en me parlant, elle s’adressait à cette petite fillette de 4 ans qui est en moi, qui est en larmes parce que son camarade a été hospitalisé, sauf que derrière ses larmes, se cachait une conviction inébranlable d’avoir perdu un des nôtres…

La maladie mentale est un long chemin à parcourir…

J’écrirai des choses dessus, et qui sait, peut être que je pourrai reconstituer mon scénario perdu…

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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00

Quand j’étais en 3ème année, on nous a enseigné l’une des matières fondamentales en médecine : la sémiologie, science qui étudie les signes et les symptômes des maladies. J’étais particulièrement intéressée par les cours de sémiologie psychiatrique…

Le prof nous avait posé une question concernant un patient qui consultait pour des troubles digestifs, et qui étaient en rapport avec la pratique de la sodomie, parce que le patient en question était homosexuel !!! Une fille a spontanément fait une grimace en disant :  « Beurk !!!! Je le dénonce ! »

J’étais choquée, le prof aussi, il lui a demandé d’aller faire un autre métier autre que la médecine, où le respect du malade en tant qu’être humain est essentiel.

Qu’il soit juif, athée, bouddhiste, qu’il soit homosexuel, nécrophile, ou travesti, qu’il soit noir, jaune ou albinos, un malade doit être traité de la façon la plus neutre.

L’homosexualité est un comportement caractérisé par l’attirance érotique, permanente ou passagère, qu’un individu homme ou femme éprouve pour une personne du même sexe.

L’homosexuel ou gay représente la figure du désadapté socialement, du déséquilibré, du maladroit ou du malade dont la sanction logique est soit la castration, soit l’isolation.

Samuel Auguste Tissot semble être le premier médecin à s’être penché sur la sexualité, il publia en 1760 un essai sur les maladies produites par la masturbation.

Johann Ludwig Casper avança que l’attirance des hommes pour les hommes est innée.

Le Dr Karl Von Westphal, publia en 1869 un article décrivant l’amour entre hommes comme un sentiment sexuel contraire, il le considéra comme maladie, et conseilla de traiter ces patients plutôt que de les punir.

En 1886, Richard Von Krafft- Ebing publia «  psychopatia sexualis », il était le premier à présenter l’homosexualité sous un angle médical, la définissant comme étant l’expression d’une dégénérescence cérébrale.

Le premier mouvement de libération homosexuelle était mené par le neurologue allemand Magnus Hirschfed.

Freud ne voyait pas l’homosexualité  comme un fait criminel ou condamnable, mais comme une infirmité ou un déficit sexuel qu’il faut tolérer, voire guérir.

En 1973, l’homosexualité a été supprimée de la liste des maladies par l’association des psychiatres américains.

Pour l’islam, qui considère l’acte sexuel comme un acte religieux puisqu’il ne vise pas seulement la procréation, mais manifeste également l’harmonie de l’ordre divin, dont la distinction entre le féminin et le masculin et leur complémentarité constituent la base élémentaire.

Le coran aborde l’homosexualité entre autres en condamnant le peuple  de Loth dans leur pratique, le hadith confirme cette condamnation : «  lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez les à mort, le passif comme l’actif ».

Scientifiquement parlant, il semblerait que l’orientation sexuelle chez les homo ou les hétérosexuels soit très profondément ancrée et ne puisse être modifiée.

Lors du développement fœtal, le processus hormonal détermine la formation d’organes sexuels féminins ou masculins. Les recherches semblent concorder pour indiquer qu’à ce moment, les hormones auraient également un effet sur la différenciation du cerveau mâle et femelle, l’action des hormones virilisantes sur l’hypothalamus serait nécessaire pour aboutir à des comportements et des attitudes mâles.

Par ailleurs, au centre de l’hypothalamus antérieur, existe une aire qui est associée au comportement sexuel, et dont les tissus sont plus fournis chez l’homme que chez la femme. Les hétérosexuels auraient deux fois plus de tissus que les homosexuels masculins qui en auraient en quantité égale à celle des femmes.

L’homosexualité reste un sujet en ébullition qui fera encore couler beaucoup d’encre. Oscillant entre péché et maladie, ce comportement suscite beaucoup d’interrogations, tant sur le plan scientifique qu’éthique.

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19 mai 2005 4 19 /05 /mai /2005 00:00

J’ai été appelée par un copain à la dernière minute pour assister à un dîner débat sur la décision médicale… j’étais fatiguée, je devais bosser pleins de trucs, mais je n’ai pas pu dire non, puisque le débat allait être animé par Le grand Pr Said Balafrej, prof de chirurgie viscérale au sein de notre CHU.

Je suis arrivée un peu en retard, vu que j’étais avisée tard…

La Décision médicale, chose à laquelle est et sera confronté tout médecin exerçant dans le publique ou dans le privé… pratique quotidienne inspirée par le raisonnement et par l’intuition du praticien, car en quelque sorte, l’intuition est un raisonnement développé, et le raisonnement est une intuition enveloppé…

Impliquer le malade dans la décision thérapeutique était un point important du débat, nos malades ont le droit de savoir, de comprendre ce qu’on va leur faire, mais est ce que  le fait des les informer n’est pas plus anxiogène qu’autre chose ?

Toute décision doit être prise en tenant compte en premier lieu de l’intérêt du malade, mais aucune ne pourra être appliquée sans son consentement.

Le débat était très enrichissant surtout qu’il était illustré par des cas cliniques de la pratique quotidienne où la décision n’est pas toujours facile.

Il faut savoir prendre le risque de décider et assumer son choix, tout en respectant l’éthique et le consentement du malade…à défaut, le médecin doit faire appel à sa conscience avant sa science pour ne pas nuire à son patient…

 

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16 mai 2005 1 16 /05 /mai /2005 00:00

J’ai toujours adoré les syndromes aux noms propres, je sais que certains trouveront ça débile, mais bon, peut être que quelque part, je trouverai des esprits tordus comme le mien, qui applaudiront mon initiative ! euh… ba celle de partager ces syndromes bizarres avec tout le monde.

Pour commencer cette nouvelle rubrique, je vous parlerai brièvement d’un syndrome polymalformatif rare : il s’agit du syndrome de Prune Belly, encore appelé, syndrome de Eagle-Barrett, Syndrome d'Obrinsky  ou encore, Syndrome de Fröhlich .

 Il touche 1 naissance sur 40000,  et atteint presque exclusivement les garçons.

Il associe une aplasie des muscles de la paroi abdominale avec des anomalies obstructives basses du tractus urinaire entraînant une méga - vessie associée à une cryptorchidie bilatérale.

 La semaine dernière, j’ai assisté à la naissance d’un bébé atteint de ce syndrome, il est actuellement hospitalisé en service de Réanimation pédiatrique parce qu’il a présenté une détresse respiratoire probablement en rapport avec une hypoplasie pulmonaire qui peut rentrer dans le cadre du syndrome, ou encore, avec une maladie des membranes hyalines, mise sur le compte de sa prématurité.

 

A bientôt pour un autre syndrome…

 

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7 avril 2005 4 07 /04 /avril /2005 00:00

   

Plus que 8 candidats…euh… Externes de 6ème année !!!

Des 18 affectés au service, plus que 8 qui résistent encore…

Samidoun, samidoun…

Pour que Manal reste, tapez 7 ( c’est mon numéro, je suis la recru 7 !!!).

Je compte sur vos votes…

Merci d’avance

 

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28 mars 2005 1 28 /03 /mars /2005 00:00

C’est une nouvelle secte, elle existe depuis des années, et je viens de débarquer chez eux, il y a à peu près une semaine.

Leurs lois sont claires, NE SYMPATHISER AVEC PERSONNE, c’est une sorte de faiblesse qui va contribuer à l’échec du système, c’est même une faute gravissime.

On n’a pas droit à l’erreur, on doit être rigoureux, sérieux, et on n’a pas le droit de se plaindre, si on n’arrive pas à s’intégrer (chose normale, pour tout être normalement constitué), on n’a qu’à abandonner.

Le stage où je suis est tellement exigeant que personne d’entre nous n’arrive à réaliser ce cauchemar !!

Une dose d’antipathie incomparable, aucun sourire, aucun bonjour ! Un accueil digne des bataillons de guerre qui affronteront un ennemi sans pitié !

On est blâmé pour tout, même pour notre tenue, notre façon de s’asseoir, de marcher, de parler…

On doit exécuter sans discussion, ça ne sert à rien de toute façon.

La surveillance c’est notre rôle, on doit tout surveiller, on doit  rester scotché devant des malades 2 heures sans bouger, à répéter le même examen toute les dix minutes. Pour eux, la surveillance rigoureuse, est la première des choses à apprendre.

Des gardes de 24 heures, tous les 5 jours (ça risque de devenir tous les 4 jours) sans récupération : « c’est inhumain, on le sait, mais c’est comme ça que vous allez apprendre ». Soit vous acceptez et vous continuez, soit vous abandonnez.

En plus des gardes, on a toujours des documents à lire, et quels documents, plus de 300 pages à gober en moins de 48 heures, des articles de partout !!!! «  il faut apprendre ça par cœur, et connaître tous les chiffres, c’est important ». C’est de la folie.

Je n’arrive pas à suivre le rythme, je vois mes collègues lâcher l’un après l’autre, ils n’arrivent pas à suivre ce rythme infernal !!!

C’est vrai que c’est bien tout ça pour notre formation, après tout, ce sont des gens qui ont fait des efforts considérables pour nous établir des objectifs du stage, et nous aider à les atteindre, pour être de bons généralistes en gynécologie !!! On n’est pas habitués à voir les chefs de service en personne nous donner une tonne de documents, ou nous dire qu’il faut travailler à mort. Je suis déjà passée par des services où le chef ne savait même pas que nous existions.

Mais la question que je me pose, pourquoi ce sadisme ? Ils peuvent parfaitement nous apprendre énormément de chose, et nous imposer une rigueur dans le travail sans nous stresser !!! Bref, je ne me sens pas bien à cause de ce stress, ça me tue de devoir travailler dans des conditions pareilles !!

Mes idées ne sont pas claires, mes phrases incomplètes, c’est normal, j’étais de garde le vendredi soir, et je n’ai pas bien récupéré, la garde était vraiment pénible, je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir un peu !!!

Je voulais juste écrire ce qui me passait par la tête en ces moments de dur labeur…

Pensez à moi, je suis dans une merde internationale…

 

 

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20 mars 2005 7 20 /03 /mars /2005 00:00

La foule, le monde et c’est le stress total ! On est bloqué, on ne sait pas quoi dire, on panique, on devient rouge, bleu, on  a envie de pisser, de chier,  bref… rien ne sort, à part ces gouttes de sueurs qui nous donnent un air de mangas !!!

Selon le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), cet état décrit ce qu’on appelle : la phobie sociale.

Il s’agit d’une peur persistante et intense d'une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l'éventuelle observation attentive d'autrui. Le sujet craint d'agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.

Une étude sur cette forme particulière de phobie a été menée au Canada. Elle a porté sur plus de 8 000 personnes âgées de 15 à 64 ans. Selon les résultats, environ 13% des gens souffrent ou ont souffert de phobie sociale. Ces anxieux étaient huit fois plus nombreux à se plaindre de problèmes dans leur travail ou dans leur vie personnelle. Ils avaient également trois fois plus de risques de souffrir de dépression. D’une manière générale, les personnes souffrant de ce type de phobie se montraient moins satisfaites de leur qualité de vie.

Les caractéristiques habituelles associées à la phobie sociale comprennent une hypersensibilité à la critique, à une évaluation négative ou au rejet, une faible estime de soi ou des sentiments d'infériorité. Les sujets ayant une phobie sociale craignent souvent une évaluation indirecte par les autres tel que de passer un examen.

Selon mon cours de psychiatrie de l’année dernière, on peut prendre des Beta bloquants la veille d’un événement important si on souffre d’une phobie sociale. Mais la psychothérapie reste la base du traitement.

Bizarrement, dans la longue liste des effets indésirables des béta bloquants, figurent des cauchemars…

Qui sait, peut être en rêvant qu’on a foiré notre présentation, ça va nous booster pour faire notre mieux… [Physiopathologie selon Manal, n’importe quoi !!].

 

 

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