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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 16:58


Non non et non !
Je refuse de vieillir ! Je ne veux pas devenir adulte. Ça me fait peur.
Oui, je l’avoue. J’ai peur de devenir responsable. Je n’ai pas envie d’appartenir au monde des adultes.
Les grandes personnes sont très très bizarres disait le petit prince !
Je veux encore qu’on me prépare mon petit déj, qu’on me gronde quand je traîne devant le PC, je veux qu’on vienne me chercher à la gare, qu’on m’achète des bonbons et qu’on m’offre des livres. Je veux encore qu’on me chouchoute, qu’on me couvre quand je dors devant la télé, je veux qu’on me tienne par la main pour traverser la rue et qu’on s’épate devant ce que je fais avec beaucoup d’émerveillement.
Un adulte sait tout faire, donc il ne surprend plus. Un adulte est autonome et n’a besoin de personne. Un adulte est mûr et n’a plus le droit de courir dans la rue, ne peut pas manger goulûment en laissant tomber des miettes sur ses vêtements. Une grande personne doit être sage, ne peut plus rire aux éclats ou aborder quiconque avec spontanéité !
Oh les adultes ! Ils doivent penser au boulot, à l’argent, aux rendez-vous professionnels. Ils doivent avoir une assurance maladie, et aller eux-mêmes chercher leurs extraits d’acte de naissance. Un adulte doit avoir une carte d’identité nationale.  Une adulte doit savoir utiliser un briquet, une allumette. Un adulte doit préparer sa nourriture, et faire la vaisselle après. Un adulte doit savoir faire les courses, savoir marchander et surtout savoir gueuler !!!
Une grande personne ne peut pas pleurer en public, doit faire attention à ce qu’elle dit. Une grande personne ne peut pas aller en short à une administration, ne peut pas dire tout ce qu’elle pense de son boss…
Je veux encore qu’on prenne soin de moi, qu’on me traite comme quand j’avais 4 ans…
Je veux qu’on me berce pour que je dorme, et qu’on me réveille pour que j’aille bosser.
J’ai encore envie de me faire des nattes et de sortir dans la rue sans que personne ne me regarde bizarrement, je veux faire ce que je veux !!!!
J’ai toujours été comme ça, mais depuis quelques semaines – la tension des gardes peut être- j’ai ces appréhensions, et ça me fait peuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur !
Quelqu’un a une machine à remonter le temps ?  

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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 17:20

The sweet Farah Kinani interviewed me about my last trip to Denmark but also about my blog.

 

“Do you remember Jyllandsposten? The newspaper that published cartoons of the prophet (PBUH)? Representatives of the paper refused to meet with the BBC, CNN or the Danish TV, but agreed to meet Manal!!”

 

If you wanna know more about this interview, click here.

 

N.B :  Vous aurez les résultats du jeu très prochainement.
        
 La saga des Vikings continuera après les examens.
       
 Je compte sur vous pour prendre soin de cet espace en mon absence.

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 19:38

C’est l’histoire de deux correspondants…
Nous nous sommes rencontrés la première fois en Allemagne, en 1998. J’avais 16 ans, il avait 18 ans… notre amitié a vu le jour sous le ciel de l’insouciance et de l’innocence…
Des lettres et des lettres, on se raconte nos vies, on partage notre vision puérile du monde, on s’écrit et nos liens se renforcent de plus en plus. Nous étions lycéens. On s’écrivait des pages et des pages...
En 2000, je décide d’aller en Tunisie. Je l’appelle, il vient me voir. On se remémore nos souvenirs, on parle de nos études, j’étais étudiante en médecine, lui étudiant en pharmacie. Toujours le même plaisir à se parler et à partager…et toujours la même envie de rester en contact, et de graver tous les moments qu’on vivait…
En 2002, le contact est perdu. Avec l’essor d’internet, on préfère commencer à s’écrire des mails, le charme est tombé…la numérotation téléphonique change en Tunisie, mon correspondant change d’adresse, moi je change de mail et de téléphone…on s’est perdus à jamais…
C’était un pote que j’adorais, surtout qu’on était vraiment sur la même longueur d’onde…J’ai tout fait pour essayer de le retrouver.
Chaque fois que je croisais un tunisien, je lui demandais si par le plus grand des hasards il connaîtrait mon copain, j’ai googlé son nom de famille plusieurs fois et j’ai écrit des mails à des gens que je ne connaissais pas pour essayer de retrouver sa trace…mais rien, toujours rien.
Mais je n’ai jamais désespéré…
Jeudi dernier, ma sœur m’appelle…elle m’annonce que peut être elle a trouvé la photo de mon correspondant sur un site du Rotaract.
Je rentre à Rabat, je vérifie…eh oui, c’est bien lui !! Mais le comble de toute l’histoire, c’est que la photo était celle du groupe tunisien qui allait venir au Maroc pour participer à un événement maghrébin du Rotaract à Essaouira. Donc au moment même que je lisais les lignes sur le site, mon correspondant était bien au Maroc.
J’appelle une copine du Rotaract Chellah, je lui demande la liste des tunisiens qui vont participer à l’événement, elle ne l’a pas, mais elle me propose de la rappeler Samedi parce qu’ils seront tous ensemble à Essaouira…
No way, je n’ai pas de patience, j’appelle un autre rotarctien de Casa, il était out, trop fatigué justement parce qu’il faisait le guide touristique à un groupe de tunisiens !!! Je lui demande de me passer mon copain, il ne comprend rien ; et après 4 ans de silence Radio, je catch mon correspondant avec une chance frôlant la science fiction dans une ruelle de l’ancienne médina de Casa… l’émotion fut très grande, il n’a rien compris, et moi je ne croyais pas mes oreilles.
Incroyable mais vrai, j’en reviens toujours pas…lui non plus (je crois qu’il a cru que j’étais devenue flic :p)
Hier on s’est vus, après 6 ans…mais notre conversation était très fluide, notre évolution était parallèle, nos intérêts étaient communs…c’était un grand plaisir de le retrouver…
Lui est déjà pharmacien, moi toujours étudiante en médecine :p…
Y’a des choses qui m’arrivent que je ne comprends pas, et qui certes, je ne comprendrai jamais…mais peut importe, tant que j’ai retrouvé un de mes anciens copains, je ne cherche pas à comprendre...

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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 00:52

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès du bloggeur Fadi, cet homme qui m’a tant appris de sa sagesse et de sa clairvoyance nous a quitté après un douloureux combat avec la maladie…
Fadi faisait partie de mes fidèles lecteurs, et moi-même je consultais régulièrement son espace. On s’est échangés pleins de mails, qui j’avoue, étaient d’une grande qualité. Ses mots me manquent…
Je veux lui rendre hommage…et le remercier pour son soutien et son écoute…Merci pour tous tes encouragements et merci pour ta confiance… Je sens que j’ai perdu un parrain.
Je veux partager avec vous un de ses mails, il me parlait pour la première fois de son blog, et du mystère du mot « VEPPE »…
Nous sommes à Dieu, et à lui nous retournons…

 « Bonjour,

Aussi,ai-je décidé de te raconter une toute petite histoire édifiante,histoire que ne méritent d'écouter et ne comprennent que des personnes de ton gabarit.
Il était une fois un soldat en guerre, en guerre dans la vie. Ceux qui parmi ses coéquipiers qui tombaient, restaient par terre presque à chaque coup qu'ils recevaient. Il observa le milieu et jeta un coup d'oeil panoramique à l'histoire humaine et puis ----FLASH!!---Il comprit : quoi ?
Avant, et jeune, il se référait à une sorte de dicton qu'il s'était confectionné pour avancer et pour rester debout. Il avait en peinture et de son index droit écrit devant son lit et dans sa chambre :<J'adore le peuple allemand !> Cela lui servait de stimulant pour toujours se relever et contre vents et marées,avancer,avancer,construire et reconstruire........Avouons que cela a beaucoup servi dans une société où il n'existaient que des fossiles et des primates comme référents.
Revenons donc au --FLASH--du soldat. Les quelques connaissances maigres qu'il avait pu glaner en psychologie lui indiquèrent trois qualités essentielles à cultiver pour être en position permanente de combat ,et,sans jamais tomber!!!
__V  (volonté.)
__E(espoir.)
__P(patience.)
Les quelques maigres connaissances des quantités en mathématiques, de leurs causes et de leurs effets lui montrèrent, les conséquences possibles de l'assemblage des trois qualités précitées.
__P(puissance)
__E(efficacité)
Le soldat écrivit son équation : V+E+P=P+E. De là ,vient la confection d'un mot magique qui peut avoir sur celui qui le comprend non un simple effet -placebo- mais un effet durable de confiance en soi ,de force et de motivation permanente .Ceci quelle que soit la situation,pire soit-elle!!
En un seul ordre que la (victime) se donne :<<VEPPE!!>>et le voilà, fort comme Hercule, prêt à relever les défis!!Et se relever et se relever et encore se relever : véritable phoenix qui ne meurt jamais et qui renaît de ses cendres.
Cette histoire----du vécu-----, n’est pas une fabulation. C'est un gâteau que j'ai dû confectionner dans des moments pénibles Elle m'est chère et elle est très personnelle. Je ne la délivre qu'à ceux et celles qui peuvent en faire bon usage. Très rares, ils sont. Et, Eddouktoura Manal,celle dont les textes compilés dans un fameux(over-blog)m'ont collé un virus exquis ,est de ceux et celles qui méritent plus que cette petite arme .Eddouktoura  Manal,acceptes-tu ce petit paquet qui ne contient qu'un drôle de petit mot:__VEPPE___??
Je te conseille de le prendre. Il te sera utile à Avicenne,dans la vie, et un jour, dans le beau couple que tu auras à former.
En me préparant à te quitter,je t'invite à jeter un petit regard sur le modeste blog inconnu d'un certain Veppe.    <www.blog.ma/veppe/>,un blog où il y a zéro commentaire.
L'opération ---veppérisation----a -t-elle réussi????

 

 

Fadi.

Mercredi 24 Août 2005. »

 

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 21:02

J’ouvre la parenthèse.
Dimanche. Je me suis faite belle. J’ai mis ma chemise blanche et mes boucles noires. Je suis allée à notre rendez vous comme convenu. J’ai pris un jus de fraise et je t’ai pris une verveine. J’étais souriante.
J’ai observé tous les couples du coin, j’ai vu des regards souriants, j’ai entendudes « je t’aime », j’ai senti de la jalousie, j’ai vu beaucoup de bonheur, j’ai vu du chagrin…J’ai bu mon jus de fraise. J’ai fermé les yeux. J’ai essayé de t’imaginer en face de moi. Souriant.
Ton image fuyait, s’éloignait. J’ai couru. Tu es rentré dans une maison, j’ai frappé à la porte personne ne répondait…mais je savais que tu étais là. Soupire.
J’ai rebroussé chemin. J’étais seule. J’ai ouvert les yeux. J’étais seule.
Cette fois ci, on me regardait. Mes larmes coulaient.
Je t’invite. J’ai payé le jus de fraise et la verveine et je suis partie…
Sur le chemin Elvis chantait « Only fools rush in » :

Shall I stay
Would it be a sin
Cause' I can't help falling in love with you...

Soupire.
Je ferme la parenthèse.

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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 00:34

J’étais en retard…comme d’habitude. Eh oui, autant le confesser ;-).
J’ai vainement cherché où stationner ma voiture, mission impossible ! J’ai fait le tour de toutes les ruelles du coin, pas moyen de trouver une place.
L’aire de la culpabilité commençait à sécréter son humeur… tu devais sortir plutôt, tu devais prévoir ce genre de situations, tu ne vas jamais apprendre de tes erreurs…quand tout à coup, mes auto flagellations furent interrompues ! UNE PLACE.
Une petite foule de gens entre deux voitures, je klaxonne, personne ne réagit !!! Je fonce pour mieux me faire entendre. Je stationne en pensant au chemin que je devrais faire en courant pour ne pas passer pour la ridicule du service…et là, un homme me pointe du doigt et s’approche petit à petit de la voiture.
Je descends.
« La voilà ! »
Toutes mes réflexions furent interrompues. Toute la foule me regardait.
J’ai eu quand même la lucidité de remarquer qu’il y’avait une femme par terre !
Un chemin s’est frayé spontanément pour que je puisse passer. J’avais toujours du mal à réaliser ce qui se passait, quand le fameux bonhomme s’approcha encore plus de moi…
« Dr, on a besoin de votre aide ! »
Je compris alors que le caducée affiché sur le par brise de ma voiture indiquait bien que j’étais médecin…
C’est la première fois qu’on fait appel à mes connaissances médicales dans la rue… Je devais afficher un air serein, alors qu’au fond je stressais grave. Je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’ai rien sur moi qui puisse m’aider à faire quelconque diagnostic, je devais me contenter de ce que j’avais en tête…
Je m’approche. Une jeune femme est dans les pommes. Ils essaient de la réveiller depuis quelques minutes, aucune réponse.
Ça peut être tout et n’importe quoi, mais quelque chose m’orientait vers une pathologie bien précise…j’avais ma petite idée, mais fallait bien éliminer les urgences. Elle respire spontanément, son rythme cardiaque est normal.
J’essaie de l’appeler. Aucune réponse. Je passe donc à la vitesse supérieure. Et avec mes petites mains d’une fillette de 4 ans, je donne deux petits coups secs au niveau de la glabelle de la dame. Ses paupières comment à bouger. Je donne encore deux petits coups secs, je l’appelle, elle ouvrit les yeux…
Les gens me regardèrent d’un air impressionné ! Waw !
Je lui prends la main, je lui parle doucement, j’essaie de la rassurer. Je fais rapidement mon enquête pour éliminer certains diagnostics… Elle se confie à moi, puis me demande d’appeler une copine à elle. Sa copine vient la chercher après quelques minutes.
Je pars en courant à ma réunion, laissant derrière moi un flot de remerciements et de prières...
C’est la première fois qu’on m’interpelle dans la rue en tant que médecin…heureusement que j’ai assuré ;-) 

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 01:21


…Il y’a 24 ans, je suis venue au monde…

 

Ai-je fait des choses pour ce monde ?
Merci Maman de me rappeler qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire…

P.S : Désolée pour ceux qui essayent de m’appeler, j’ai perdu mon téléphone.

 

 

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23 décembre 2005 5 23 /12 /décembre /2005 17:23


A thought for all the faces on this wall…

 

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 22:52

Comprendre le Marocain s’avère parfois être une dure épreuve. Cet individu semble être à tendance agressive et n’obéit pas aux lois qui régissent le commun des humains.

L’observer de loin rendrait les sociologues des adeptes du charlatanisme. Décidément, le Marocain est un individu pas comme les autres. Inclassable et inqualifiable.

Comme toute étude statistique, il faudra prendre un échantillon qui soit représentatif de toute la population. Bien que cela soit un peu difficile dans le cas du Marocain, l’étude portera quand même sur une catégorie qui a un mal commun : rou7 attakhrib – l’âme destructrice.

C’est une pathologie très répandue. Elle semble avoir une composante génétique. Elle atteint tous les âges. Le sexe ratio est égal à 1.

L’agent responsable est un parasite qui sévit particulièrement au Maroc. Les parasites sont généralement classés en famille, et dans chaque grande famille il y’a des classes, des types et des sous-types !!!

Le parasite en question est de la famille des « Détruit-touticus ». Cette famille compte 3 classes :

Les « Détruit-touticus africanus » qui sévit en Afrique subsaharienne, et qui fait des ravages même en Europe, les « Détruit-touticus marocanus » qui sévit surtout au Maroc. Certains cas infestés par ce parasite ont été décrits un peu partout dans le monde. Il y’a aussi la classe des « Détruits-touticus touticus ».
Le « Détruit-touticus marocanus » est responsable de la forme grave de la maladie. L’étude portera sur cette classe.

On prendra comme type de description : Lambda, individu marocain, ayant entre 12 et 29 ans.

Cliniquement cette maladie se manifeste par les signes suivants :
-
L’absence de civisme : exemple, casser les réverbères du quartier. Lambda éprouve un plaisir maladif à détruire les lampes qui illuminent son quartier, cela est dû probablement à la localisation cérébrale du parasite. Une fois au niveau du cerveau, le parasite se délecte à détruire tous les neurones du malade. Le patient devient inconscient, et ne réalise plus que ces réverbères lui sont destinés, et qu’il doit les préserver pour son bien et le bien des autres.
-
A un stade plus avancé, le patient est pris par une envie de tout détruire. Son état frôle le sadisme, mais il est inconscient. Exemple : casser les vitres d’un train en marche, et casser les gueules des passagers qui ont pour crime, le fait de prendre le train.
-
Plusieurs exemples peuvent être discutés, la dernière étude, présentée au congrès internationale de la sociologie tkherbikoulogique a porté sur un phénomène bizarre, observé particulièrement chez les Marocains :

Une étude in vivo, a permis de mettre en évidence les éléments suivants : prenez une voiture neuve, mettez dans la rue pendant 5 min. observez de loin. En moins de 3 min, se produit un tropisme entre la voiture et l’individu Lambda, il passe devant la voiture, et y laisse inéluctablement sa trace. La voiture n’est désormais plus neuve. Le Pr Fantomas, a pris le soin d’examiner la voiture. Il y trouva un long sillon, qui la parcourt de façon longitudinale. Un sillon creusé probablement par une pierre ou par une pièce de monnaie. Le Pr, a donc émis sa célébrissime théorie : la théorie de Fantomas.
Demandez aux Marocains, ils en savent quelque chose…

Malheureusement cette maladie continue à faire des ravages, plus de 30 millions de marocains sont atteints par le parasite. Il n’y a toujours pas de traitement. Seul la prévention permet d’éviter ce mal.

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12 novembre 2005 6 12 /11 /novembre /2005 00:00

Réveil agité. Des vas et des viens par ce matin d’un samedi tant attendu.

Mon angine et ma fièvre pèsent toujours aussi lourd. Ma tête aussi. Entre le voisin qui refait sa maison –il choisit bien ses moments- et les pas qui courraient dans tous les sens pas loin de la porte de ma chambre, ma colère s’est réveillée en tapant sur mes nerfs…

Je rogne, je râle, je m’étouffe avec l’oreiller, je suffoque et je renonce à l’idée de retrouver le sommeil. Le projet de la grasse matinée tombe à l’eau. Je sors du lit. Guelant et insultant tous les voisins qui refont leurs maisons un samedi matin. Et là je tombe sur des visages gris, larmoyants et tristes. Douche froide. Un autre décès dans la famille.

Je ne me suis toujours pas remise du premier. Mon oncle me manque tant. Je ne réalise toujours pas qu’il est parti. J’attends qu’il m’appelle pour me raconter ce qui s’est passé, ce qu’il a senti, pour me dire que rien de tout ce qu’on vit depuis plus de 3 semaines n’est vrai. Pour me dire qu’on pourra se retrouver, voyager ensemble et rigoler. Qu’on pourra encore se raconter des blagues et faire les cents pas sur la corniche. Sa voix me manque. Je ne réalise toujours pas et on me demande d’oublier et de faire avec. Et là, une autre nouvelle tombe. Un autre décès, une autre perte. La maison se déserte. Je suis de nouveau seule, livrée à mes chagrins et mes idées noires. Je ne peux pas aller aux funérailles. Un autre voyage alors que je suis malade. Je travaille Lundi et que j’ai une garde Mardi. J’ai annulé un voyage ce WE pour me reposer et oublier mes soucis de santé. Raté.

J’observe les murs. Je regarde par la fenêtre. J’ai l’impression de vivre dans un monde parallèle, où la mort est un gag et qu’à la fin, on me montrera où la caméra était cachée. Je la cherche peut être.

J’en ai marre d’entendre que des condoléances au téléphone, je ne veux plus lire des mails de compassion, je ne supporterai plus de perdre quelqu’un de cher. Je suis trop fragile maintenant. Les coups étaient durs cette fois.

Retrouvailles familiales pour pleurer en groupe. Pour aller sur les tombes.

J’en peux plus…

PS:Merci Othmane


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