euh... pas grand chose à dire, découvrez vous même...
Lors de mon stage de psychiatrie en 5ème année, jétais affectée au secteur fermé hommes !!
Je vous raconte pas, jai eu la trouille de ma vie quand je lai su, déjà je ne savais pas à quoi ça pouvait ressembler
Chaque jeudi, on avait un malade à présenter, je devais donc, voir mon malade lundi et mardi pour être prête pour jeudi.
Le premier jour, je débarque on me donne un nom de malade : C.K !
Je vais voir linfirmier responsable pour lui dire de mappeler le malade pour que je puisse lui parler ; surpris, il me regarde dun air moqueur et me demande de le suivre
Et je le suis, on sarrête devant une grande porte en fer rouillé, il sort un poignet de sa poche, et louvre
On prend un long couloir, obscur pour arriver devant une autre porte, très sale
Il louvre avec son poignet, me demande de rentrer et ferme la porte derrière lui
A peine jai eu le temps de me tourner, jai trouvé tous les internés autour de moi
jai eu la trouille de ma vie, je ne savais plus quoi faire, alors jai appelé le nom que javais : CK ! un homme faisant
Il sest approché de moi jai eu putainement peur, je me suis retournée, jai frappé à la porte derrière mon dos avec toutes mes forces, je lai regardé dans les yeux deux secondes, et je lui ai dit : je reviens demain !!!
Javais plus envie de revenir, jai eu très peur mes copains du stage mont dit clairement : Manal, on taime beaucoup ; elmossamaha
Jappréhendais le moment où jallais le voir, je ne savais pas comment je devais me comporter, je ne savais ce quil avait, avec les paranos faut pas rigoler, avec les psychopathes, sauve qui peut, avec les schizophrènes, cest limite dire que je devais faire le diagnostic moi-même.
Le lendemain, je suis allée redemander à linfirmier de me guider, je suis rentrée, il ma vite reconnue, il est venu vers moi : douktoura, je veux voir mes enfants ! Il avait les larmes aux yeux
Ce moment ma beaucoup touché
On est allé sinstaller dans un coin dans la cours, je lui expliqué qui jétais, et jai commencé ma première anamnèse en psychiatrie
Petit à petit, la peur sest envolée, son regard nétait plus agressif, cétait un malade comme les autres, un monde à part, à explorer
Un monde différent, opulent, loin dêtre ordinaire
Les fois où je rentrais à la cours pour voir dautres malades, CK ne laissait personne me déranger, il me protégeait des autres il me cherchait mes patients, et me guidait vers eux
Je sentais quil veillait sur moi
Ce malade ma beaucoup marqué, il dégageait beaucoup de tendresse
Il était schizophrène
To be continued