euh... pas grand chose à dire, découvrez vous même...
« Il a encore saigné !!... »
Ça courait dans tous les sens, ça flairait lurgence
Tout se lisait dans leurs prunelles, langoisse figeait leurs regards la situation est très critique
Jétais collée à cette grande vitre qui me séparait de la salle des soins intensifs je les voyais courir, je contemplais leurs grimaces, jessayais de lire sur leurs lèvres
Je voyais une équipe acharnée, qui se bat contre un rival redoutable
Sur lautre rive, les regards étaient vides on sentait le désespoir planer, étouffer toute bribe de bonheur la mort semblait gagner son duel.
Le mal métastase, dévore toutes les cellules de son corps il lutte, gémit, frissonne, tremble il ne veut pas mourir.
Sur lautre rive, les larmes étaient gelées, les pensées paralysées, on pensait déjà aux funérailles
Tout le monde sentait la fin sapprocher à petits pas
Il la sentit, il en souffrit il saignait encore, les transfusions ne donnent plus de résultat
La panique sempara de la salle, médecins et infirmiers, tant attaché à lui, ce malade qui a longtemps séjourné chez eux
Cette hémorragie a brisé une autre lueur despoir peut être la dernière
Ils lobservèrent tous, avec la même amertume, le même chagrin, la même nostalgie.
« Sa tension chute de plus en plus son rythme baisse ! »
« Il sarrête, vite réanimez le »
Ladrénaline monte dans la salle, tout le monde comprit que cest peut être la dernière tentative
« Il reprend ! Il reprend ! »
Le rythme reprit comme par miracle, mais la tension était encore très basse
Cest le duel, qui va gagner ? Lui, elle ?
On ladmirait tous saccrochant à mort, à la vie
Que la force dEros te bénisse
Le monde agonise, il est atteint dun mal métastatique, dont le traitement échappe aux compétences actuelles
Disons non au terrorisme, arrêtons lhémorragie
P.S : je de la famille à Londres, on na pas pu les joindre le jour des attentats silence