euh... pas grand chose à dire, découvrez vous même...
Je me livre…
Cette nuit semble être éternelle, obscure, glaciale.
Entre ces bouquins poussiéreux, ces feuilles anarchiquement éparpillées, ces petits mots voués à l’oubli, ma douleur se réveille…
Des scènes ressortent de ces coins enfouis de ma mémoire, des souvenirs surgissent des ténèbres de la nostalgie déchirante…
Je résiste…
La douleur s’empare de mon cœur, la nostalgie envahit mes veines… Je vis mon passé moment par moment…
Et entre ces larmes qui coulent dans un silence morbide, ces réminiscences amères -que je croyais enterrées - qui ressuscitent, ma raison s’éteint…
Je ferme les yeux, je prospecte un instant de félicité…Je nous vois, je souris, je pleure.
Je fane.
Les souvenirs me paralysent, les mots me fuient, la douleur me serre, me traverse, me transperce…
Et entre l’absurdité de Sisyphe, la cruauté de Thanatos, et l’indifférence d’Eros, Morphée me délaisse…
J’entends Orphée chanter, la mélodie devint triste…
Je sombre.
Une envie me lacère. Fuir… Courir…Courir sans me retourner…
Courir loin, très loin, le plus loin possible…mais c’est impossible…
La peur me gèle.
Entre hier, aujourd’hui et demain, je ne bouge pas. Je suis lâche. Je préfère me taire.
Le silence me dénude. Les mots me trahissent. Je suis en larmes.
Je pleure.
Ça semble vouloir dire quelque chose, beaucoup de choses…Rien.
Mon corps n’ose plus, ne sait plus parler…mes yeux versent leur humeur.
Entre cette faiblesse qui me martyrise, ces envies qui me déchirent, et cette vérité ridée, je cherche désespéramment une lueur, perdue ? Inexistante ? Illusoire…
La souffrance se délecte de me voir esclave de son royaume.
Je me livre.
A toi…non, tu fus, tu n’es plus, tu ne seras jamais…plus jamais.
Au désespoir.