euh... pas grand chose à dire, découvrez vous même...

Reçu par mail. STOP
A Méditer. STOP.
« …Moi si il un truc qui me chamboule l'esprit c'est bien ramadan. J’arrive pas à me mettre à ce rythme et je me laisse aller. En plus de ça pendant ces trente jours je me sens encore plus décalé par rapport aux gens que le reste du temps.
Le Maroc devient comme par enchantement le pays de la prière et de l'ascétisme, que c'est beau! je n'ai jamais vraiment compris le rapport des marocains au mois sacré. C’est là que je vois je plus d'insincérité et de bassesse intellectuelle à l'heure de justifier cet engouement pour la religion. Ce qu'il me semble, est que sur l'impératif religieux est venu se greffer un gigantesque effet "communautaire". D'une part le jeun est en fait le seul devoir dont le manquement est patent (visible) et d'autre part la rigueur absolue (ou presque) observée en société s'explique, de façon assez hypocrite par un certain respect ou plutôt une certaine solidarité. C’est comme si quelque part la réussite du rite tient au fait que tout le monde le pratique. La vue d'un marocain dans la rue entrain de manger provoquerait un tel vacarme qu'il m'en vient l'idée que celui qui jeune a besoin de voir tout le monde autour de lui dans l'exercice du moins pendant le ramadan. Hors de cette période, cette même personne sera l'objet de toutes les attentions, on lui évite de faire des choses fatigantes etc... Alors que dans l'idéal ascétique du jeûne (en islam), cela n'existe pas: on doit travailler encore plus, prier plus et avec la panse vide c'est le sacrifice pour dieu! En réalité le marocain vit très mal son jeune, il le subit comme une contrainte qui en théorie ne doit pas être vécue comme telle. Tout cela explique à mon avis le niveau zéro de tolérance quant a la pratique du ramadan. Moins on est heureux de faire ce qu'on fait moins on supporte que les autres ne le fassent pas !... »