euh... pas grand chose à dire, découvrez vous même...
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Je me rappellerai toujours des séances de philo au bac, on les avait après l’heure de sport ! On rentrait essoufflés, tout rouges et on n’avait vraiment pas la tête à écouter ce que racontait Kant ou ce que blablatait Nietzsche.
On s’arrangeait toujours pour arracher quelques minutes de plus dans la cours, prétextant que le prof d’éducation physique nous a retenu pour un truc bidon qu’on inventait sur le tas…
Et puis un jour, une question posée au début de la séance a imposé un silence religieux dans la classe !
La prof – qui savait toujours garder son sang froid- s’est dirigée vers un copain – qui ne venait pratiquement pas à ses cours- et lui a demandé de se lever. Tous les regards se sont retournés vers ce pauvre type, tout le monde se foutait de sa gueule, normal !
« Est-ce que tu as déjà menti ? »
Toute la classe s’est mis à rigoler, lui en premier. Et puis toujours dans une zen attitude, encore plus zen qu’avant, la prof a reposé sa question, et là : Silence.
Ce fut un moment de réflexion collective, chacun se posait la question à lui-même ! la réponse était claire, Oui, nous avons tous menti un jour, mais personne ne voulait se l’avouer d’abord avant de l’avouer aux autres. Il a dit « Oui », et elle lui a dit « Pourquoi ? »
Jusqu’au là, personne n’avait encore rien compris à toute cette histoire…c’était une introduction intelligente au chapitre sur les réflexions philosophiques autour du mensonge.
Le mensonge est l'énoncé délibéré d'un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité (dans ce dernier cas on parle plus particulièrement de mensonge par omission). Cela peut aussi caractériser un énoncé non sincère.
La vérité n'étant pas une notion absolue, la notion de mensonge est elle-même floue.
Kant rejette dans son essai consacré à la question du mensonge le prétendu droit de mentir. En effet la vérité, dit il, n'est pas un bien que l'on possède et sur lequel un droit serait reconnu à l'un et refusé à l'autre. Ainsi le mensonge pour être reconnu comme condamnable n'aurait pas besoin d'être défini comme nuisible à autrui : le mensonge est mauvais en soi. Par la même Kant détruit les deux illusions du mensonge involontaire et du mensonge bien intentionné. Un mensonge est un mensonge. Si je ne dis pas la vérité et même si je dis quelque chose dont je ne suis pas certain, fait que Kant inclut dans le mensonge, je trahis un engagement. Il considère que si l'on tolère le mensonge, il n'y a plus de promesse possible. Mentir ressemble à trahir une promesse, celle de la vérité, que je dois. La véracité étant un " devoir formel de l'homme à l'égard de chacun ". C'est ce devoir qui fait du mensonge une action. Comme la promesse le mensonge est un acte d'engagement.
La psychologie sociale retient quatre motivations au mensonge compris comme forme de dissimulation de sa pensée par un locuteur :